Le ministre de l'économie Mzé Abdou Mohamed Chanfiou s'est rendu dans la matinée de ce mardi au grand marché de la capitale Moroni. A Volo-Volo, il est allé s'enquérir de la situation avant de prendre les mesures qu'il faut à quelques jours du ramadan.
« Nous sommes venus rencontrer les marchands pour nous imprégner de la situation et voir si les prix fixés en concertation avec les acteurs économiques concernés sont respectés », lance d’emblée le ministre de l’économie lors de sa visite sur le terrain au grand marché de Volo-Volo. Selon lui, il faut avant tout évaluer avant de prendre une décision et cette descente va lui permettre de prendre la température avant l'arrivée du ramadan. Avant de se rendre au marché, le ministre a fait un saut dans quelques supermarchés et boutiques vendant des produits de première nécessité. « L'objectif est de mesurer de moi même, l'impact du financement de 5,5 milliards FC accordés aux importateurs pour contenir les ruptures de stock et de casser la dynamique inflationniste », précise le ministre.
Pour lui, la sécurité alimentaire et la lutte contre la hausse des prix est une bataille de tous les jours dans un environnement international contraint par la crise sanitaire d'abord, et la guerre en Ukraine ensuite, perturbant les marchés des matières premières et l'économie internationale. « L'économie comorienne qui a jusqu'à présent montré une résilience, pourra-t-elle traverser le choc pétrolier », se demande-t-il.
Avec l'impact de ces chocs exogènes, et en perspective du mois de ramadan, le ministre qui est, visiblement, très préoccupé par la flambée des prix au niveau national serait amené à demander au gouvernement de prendre des mesures d'encadrement des prix pour limiter la spéculation et les abus parfois observés au niveau des commerçants et aux marchés.
Les services du ministère de l'économie nous indiquent que le ministre aurait fait le constat d'un niveau très élevé des prix pour les produits locaux et que le marché est aussi inondé par des produits importés. Les échanges que le ministre a eu avec les marchands au marché montrent aussi que la fixation des prix tient compte des coûts du transport des zones agricoles vers Moroni, selon certains, et pour d'autres, la hausse des prix des produits locaux est tirée par les prix des produits importés que les commerçants fixent.
Ibnou M. Abdou
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