La Gazette

des Comores

Visite à Moroni du député Said Ahamada La chambre franco-comorienne au cœur des échanges

Visite à Moroni du député Said Ahamada  La chambre franco-comorienne au cœur des échanges © : HZK-LGDC

L’Uccia a reçu dans ses locaux le député français Said Ahamada en présence de nombreux opérateurs économiques. Cette rencontre avait comme objectif de discuter en particulier sur la mise en place d’une chambre de commerce Franco-Comorienne, le retrait de Maersk mais aussi sur les projets financés par la France à hauteur de 150 millions d’euros pour le développement des Comores


L’Union des Chambres des Commerce a reçu mardi 18 janvier, le député français d’origine comorienne Saïd Ahamada, en présence des opérateurs économiques. Plusieurs sujets ont fait l’objet de cette rencontre, notamment la question de la mise en place de la chambre de commerce franco-comorienne, le retrait de la société Maersk et les projets financés par la France à hauteur de 150 millions d’euros. À la sortie de cette réunion, la présidente de la nouvelle Opaco Sitti Djaouharia Chihabiddine a expliqué que la discussion a tourné autour de ces trois grands points. « Nous avons appris aujourd’hui, que sur l’ensemble des projets dans le cadre de la coopération franco-comorienne d’un montant de 150 millions d’euros, l’exécution est à hauteur de 4 millions sur les 150 millions. Ce qui constitue un motif d’inquiétude, car cela veut dire que la capacité d’absorption au niveau des Comores est tellement faible que ces montants risquent de retourner à l’envoyeur », montre-t-elle. 

Il était question aussi de discuter sur des questions de l’exécution des projets de développement, à travers l’AFD, au niveau des Comores. « Il y a plusieurs points de vue mais ce qu’il faut retenir c’est la capacité d’absorption qui est très faible, qui pourrait amener la partie française à faire appel à une expertise extérieure en termes d’entreprise régionale. D’autres ont expliqué qu’il faut au contraire faire le démontage, d’exécution des projets qui associent entreprise comorienne et étrangère de façon à ce qu’il y ait un transfert de compétence et un partage de marché pour des projets d’envergure », poursuit-elle. 

De son côté, le député Said Ahamada précise que l’objet de cette visite est de prendre le poul du secteur économique. L’idée est de voir comment l’on peut échanger, aider les comoriens à mettre de l’huile dans les rouages et de réfléchir sur la création de la chambre de commerce franco-comorienne. « Nous allons signer dans des brefs délais la convention de partenariat  entre la chambre de commerce franco-comorienne que je représente et l’UCCIA. Je saisis aussi l’occasion de les informer qu’ils auront bientôt une antenne en France avec une Chambre de commerce comorienne qui leur permettront de vendre en France et puis des français d’origine comorienne d’investir dans des bonne conditions avec tous les partenaires de la place », souligne ce parlementaire natif de Marseille .

Selon lui, ce financement de 150 millions d’euros doit servir au développement du pays et nous savons qu’il y a des priorités qui ont été données et qu’il faut mettre en place. « Les  opérateurs privés sont des forces de propositions. Il s’agit aujourd’hui de voir comment  s’approprier et voir ce qu’il faut mettre en place pour le développement du pays », dit-il, tout en rassurant que cette fois-ci, les atouts sont là pour assurer un bon fonctionnement de cette antenne en France. 

Quant au président de l’Uccia Ahmed Chamsoudine, il s’agit là une chance énorme d’avoir le député Said Ahamada à l’assemblée française. Cela va faire en sorte que le partenariat avec la France sera fructueux. « Nous avons eu à discuter plusieurs points parmi lesquels l’actualité qui touche le secteur maritime. Ce qu’il faut savoir c’est que Saïd Hamada a toujours apporté son aide, sur la difficulté que nous avions avec CGMA. Il y a aussi le problème de Maersk, nous avons proposé qu’il soit notre porte-parole avec ces compagnies en vue de les  sensibiliser. Nous avons aussi abordé le côté expertise de la diaspora et notre discussion était  riche et fructueuse », rassure-t-il. 

Andjouza Abouheir

 


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