Favoriser l’investissement local, la création d’emplois des villageois tout en assurant l’épargne et le crédit. Tels sont les engagements du Sanduk de Nyumadzaha Bambao. Au cours d'une cérémonie officielle le week-end, les gérants des Sanduk, institutions financières décentralisées de micro crédits, ont salué l'engagement de la localité et sollicité la population à œuvrer pour la valorisation de celles-ci, notamment pour l'épargne de leurs biens.
Ouvert depuis presque 5 ans, le Sanduk de Nyumadzaha Bambao est cité parmi les plus actifs du pays malgré quelques tracas. Pour le président de cette institution villageoise, bientôt régionale, cela s’explique par le manque de personnel, d’un local digne et le nombre de membres inscrits. Maoulida Ibada, président du Sanduk de Nyumadzaha, promet de faire gagner du terrain à cette « micro banque » en passant de 900 à 1000 membres, sur un court délai. « Quand j'ai été choisi pour représenter l’institution en 2016, cette dernière traversait une crise non négligeable. En août 2017, nous avons engagé tous les efforts pour faire de notre Sanduk, une référence et nous ne comptons pas nous arrêter là », a-t-il précisé.
Maoulida Ibada a salué les efforts fournis par la diaspora de la localité et de la notabilité notamment pour l’investissement qu’ils ont fait et leur disponibilité à accompagner leur grand projet de construction d’un local, dans les normes, à hauteur de 8,5 millions francs comoriens. « Maintenant, nous avons un bâtiment qui répond aux normes. D’ici deux mois, nous allons installer des caisses de transfert d’argent de Money Gram pour faciliter les actions de transferts entre les familles et la diaspora », a-t-il lancé, fier.
Ali Mouigni, président de l’Union des Sanduk de Ngazidja, se réjouit lui qu’avec le temps, les Sanduk s'imposent comme des banques où l’on peut « épargner et faire des crédits ». « Nous ne devons ménager aucun effort pour la survie et le devenir de cette institution », a lancé Ali Mouigni. L’Union des Sanduk de Ngazidja a une image à défendre et à valoriser à l’exemple du Sanduk de Nyumadzaha qui a toutes les potentialités pour rivaliser avec d’autres institutions financières, à l'en croire: « prochainement, nous allons mettre en place un système de GAB afin de permettre aux membres des Sanduk de pouvoir faire leurs retraits et leurs transferts dans toutes les agences », a-t-il promis.
Pour assurer le bon fonctionnement de son institution, Ali Mouigni appelle les villageois à «épargner » leurs revenus dans les comptes du Sanduk. « Le développement, ce sont des actions et non des parôles », dira à son tour le secrétaire général de l’Union des Sanduk, Chakira Mouigni. Ce dernier espère gagner la confiance des Comoriens. A cet effet, il a dévoilé les projets que son institution compte mettre en place pour plus sécuriser les caisses. « Nous devons nous servir de ces Sanduk pour rehausser notre économie en créant des emplois. La jeunesse doit prendre ses responsabilités et oser entreprendre ». « Il faut être riche, être conscient et avoir de la volonté de servir pour pouvoir contribuer au développement », assure ce grand cadre du monde de la finance.
A.O Yazid
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