Le mouvement politique Ushe a franchi une étape déterminante lors de son premier congrès, organisé ce dimanche 17 novembre à Koimbani-Oichili. Cet événement a servi à renforcer ses structures organisationnelles et à exposer ses projets pour le développement des Comores.
Un des moments-clés de ce congrès a été l’élection du bureau exécutif du mouvement pour un mandat de trois ans. Avec une participation impressionnante de 96%, les membres ont élu Dr Rafsandjani Mohamed à la présidence avec 70 voix, soit 95% des suffrages. Arfane Salim Abdou a été élu vice-présidente avec 54 voix (73%), Karina Moilim élue secrétaire générale à l’unanimité, récoltant 73 voix (100 %), et Saïd Bahaoudine au poste de trésorier général avec 46 voix (63%).
Ce congrès était l’occasion de dévoiler les grandes orientations que le parti entend défendre dans plusieurs domaines comme l’éducation, la santé et la protection sociale, tout en abordant les perspectives du mouvement en matière de gouvernance. Pour le parti Ushe l’éducation constitue un pilier fondamental du développement. « Pour bâtir un avenir solide, il est indispensable d’augmenter le budget alloué à l’éducation. Par ailleurs, enseigner dans les langues comoriennes faciliterait une meilleure assimilation des connaissances », lance Khaled Simba.
En matière de santé et de protection sociale, Ushe soutient des réformes visant à rendre les soins accessibles à tous et à renforcer les systèmes d’aide aux populations vulnérables, tout en mettant en valeur la culture nationale. Le mouvement préconise également une refonte des institutions comoriennes, notamment en proposant l’adoption d’un régime parlementaire afin d’assurer une répartition plus équilibrée des responsabilités gouvernementales.
Sur le plan de la justice, Ushe défend une indépendance totale du système judiciaire. Le mouvement propose que les magistrats soient recrutés par concours, possèdent un diplôme en droit et soient soumis à des enquêtes de moralité. « Mettre fin à la nomination des magistrats par le chef de l’État est une étape importante pour garantir une justice équitable », souligne Ushe. Il envisage aussi la suppression du ministère de la Justice pour renforcer l’autonomie du système judiciaire.
Face aux difficultés économiques du pays, le parti propose le programme « Utajiri wa Bavu », axé sur l’exploitation des ressources locales comme l’agriculture et la pêche. Ce programme privilégie une gestion régionale des ressources, afin de réduire la dépendance économique du pays et prévenir un éventuel surendettement. En ce qui concerne Mayotte, Ushe réaffirme que Mayotte est comorienne et le restera à jamais. « Nous ne pourrons envisager une relation saine avec la France tant que la question de Mayotte ne sera pas réglée. C’est une lutte pour notre souveraineté et notre histoire » insiste le parti.
Ushe met également l’accent sur l’importance d’une diplomatie économique active. « Chaque relation internationale doit être bénéfique pour les Comoriens. Nos diplomates doivent veiller à ce que l’aspect économique prime dans toutes les négociations et collaborations », déclare le parti. Ce congrès marque une étape importante pour Ushe, qui a su définir des priorités claires et ambitieuses pour l’avenir des Comores.
Mohamed Ali Nasra
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