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Affaire Hafi : L'exécutif national tente de défendre sa cohésion

Affaire Hafi :  L'exécutif national tente de défendre sa cohésion © : HZK-LGDC

Accusé de dysfonctionnement interne par l'ancien ministre Mahamoud Salim Hafi, le gouvernement entend clore la polémique. Le jeudi 23 juillet à Moroni, sa porte-parole Fatima Ahamada a lu un démenti, entourée de plusieurs de ses collègues ministres, pour afficher, semble-t-il, l'unité de l'Exécutif. Ce dernier réaffirme sa cohésion sous l'autorité du chef de l'État et appelle la population à ne se fier qu'aux canaux officiels.


C'est dans une salle comble et sous l'œil des caméras que la ministre de l'information et porte-parole du gouvernement, Fatima Ahamada, a pris la parole. Entourée de presque tous les membres du gouvernement, elle a fait la lecture du communiqué officiel, suite à l'affaire Hafi qui a défrayé la chronique ces derniers jours. L'État y dément catégoriquement les propos de l'ancien ministre et ex-directeur général de l'ORTC, qui affirmait que quatorze ministres avaient saisi confidentiellement le président Azali Assoumani pour dénoncer une situation de blocage imputée au Secrétaire général du gouvernement, décrit comme un frein à la coordination et aux réformes.

 

La riposte de l'exécutif n'a pas tardé. En effet, environ 24 heures après la sortie médiatique de M. Hafi, dans un communiqué publié hier jeudi, le gouvernement dément catégoriquement ces allégations, qu'il qualifie de fausses et dénuées de tout fondement. L’Exécutif y voit une tentative de manipulation visant à semer la division et à discréditer son action, assurant qu'aucune démarche, individuelle ou collective, n'a été engagée par un ministre. Il dénonce fermement une manœuvre de désinformation visant à semer la discorde et à discréditer un exécutif solidaire, agissant sous l'autorité du chef de l'État.

 

Ledit communiqué lu sur place par la porte-parole du gouvernement, invitait par ailleurs la population à ne se fier qu'aux canaux officiels. Au-delà de la querelle intestine, l'épisode révèle un certain malaise en relation avec des divergences réelles ou supposées au sein du régime et de la direction de la CRC, le parti au pouvoir. Quand les règlements de comptes débordent en public, c'est l'autorité même de l'État qui se trouve exposée et si l'on peut dire, affaiblie.

 

Hamdi Abdillahi Rahilie

 

 


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