Le ministre de l’éducation Salim Hafi, a tenu une conférence de presse samedi dernier pour exprimer son mécontentement suite aux propos de l’ambassadeur Soilihi Mohamed Soilihi sur les ondes de RFI, de TV5 et des autres medias comoriens de la diaspora. Salim Hafi montre que tout ce qu’il a dit n’est pas vrai et qu’il a donné une mauvaise image du pays.
Dans des interviews à l’étranger, l’ambassadeur Soilihi Mohamed Soilihi a révélé des propos que lui aurait tenu le président Azali Assoumani selon lesquels « les Anjouanais n’aiment pas les grands comoriens ». C’est en réaction à cette allégation que le ministre l’éducation nationale, Salim Hafi a tenu une conférence de presse pour montrer son mécontentement. « Si je vous ai appelé aujourd’hui, ce n’est pas parce que je suis intellectuel, comme vous le dites tout le temps. Je vous ai appelé pour dire ce que j’ai à dire par rapport aux propos de l’ambassadeur, car j’étais parmi les jeunes anjouanais qui ont souffert à l’époque du séparatisme. Quand le séparatisme a commencé en 1997, j’étais à Madagascar pour mes études. En 1999, je suis retourné à Anjouan et je vous assure qu’on a subi une situation catastrophique, personne ne nous retournera pas à cette époque », martèle-t-il.
Selon Salim Hafi, l’ambassadeur n’a pas montré une image de patriotisme en tant qu’ambassadeur des Comores aux Etats-Unis, alors qu’il s’était présenté comme candidat aux élections anticipées. « Comment une telle personnalité peut avoir un tel état d’esprit ? Et pourquoi Soilihi Mohamed Soilihi a attendu jusqu’à aujourd’hui pour dire ce genre de choses ?, s’interroge Salim Hafi. C’est parce que il n’est plus dans ses fonctions d’ambassadeur ».
Le ministre de l’éducation nationale appelle l’ambassadeur des Comores aux Nations-Unis à laisser les anjouanais là où ils sont. « Je peux vous assurer que le président Azali n’oserait jamais dire des choses pareilles. Cela fait déjà 19 ans que je travaille avec le président Azali Assoumani, avant d’ajouter que « d’ailleurs Soilihi Mohamed Soilihi n’est pas un ami du président Azali pour que ce dernier lui fasse des confidences en coulisse, n’en parle plus de telles accusations ».
Par ailleurs, le ministre de l’éducation a profité de cette occasion pour parler des élections présidentielles et des gouverneurs des îles. Il appelle les candidats à cesser la chanson d’une remise du flambeau aux anjouanais en 2021. « Nous savons très bien que ce n’est pas vrai. Une fois arrivés au pouvoir, ils vont continuer leur mandat. C’est une façon d’amadouer les gens », avance-t-il. Et Hafi d’exhorter tous les candidats aux élections présidentielles d’arrêter de jouer avec l’ile d’Anjouan et de se contenter de dire ce qu’ils vont faire une fois élu à la tête du pays.
Nassuf Ben Amad
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