La Gazette

des Comores

Amine Naçr Eddine, nouveau leader du parti CHUMA

Amine Naçr Eddine, nouveau leader du parti CHUMA © : HZK-LGDC

Plongé dans le silence depuis la disparition de son leader charismatique et président fondateur Saïd Ali KEMAL, le parti CHUMA se cherche un nouveau souffle. Vendredi 26 mai dernier, le bureau politique a convié la presse à la fois pour annoncer leur retour sur la scène politique, mais aussi clarifier leur positionnement sur l’opération Wuambushu orchestrée à Mayotte par la puissance occupante.


La déclaration est sans ambages et ne souffre d’aucune ambigüité sur la position du parti par rapport à la question de l’opération Wuambushu menée à Mayotte depuis quelques semaines. « Point n’a besoin de crier haut et fort que l’attitude de la France constitue une violation grave du droit international et toutes les résolutions de l’Organisation des Nations Unies sur la question de Mayotte », peut-on lire dans le communiqué de presse sorti par le parti après  la rencontre avec la presse.

Accompagné du vice-président Dr Tadjiri, du secrétaire général Anli Mahamoudou, le nouveau président du parti Amine Naçr Eddine a étalé tout au long de la demie heure qu’a duré ce point de presse le thème de prédilection du parti CHUMA, qui est l’unité et l’amour de la nation. « Notre position sur cette question, c’est celle du peuple, à savoir la défense de l’intégrité territoriale héritée de la décolonisation. Les Comores ont été admises aux Nations Unies en étant un archipel de 4 iles et notre hymne national le réaffirme », a soutenu Amine Naçr Eddine répondant à une question sur la position du parti par rapport à la question Wuambushu.

« Nous avons tous applaudi l’intervention du président Azali sur France 24 mais en même temps déçu par la capitulation constatée quelques jours plus tard », a en substance tenu à clarifier le leader du parti. Une clarification que l’on retrouve sur le communiqué distribué à la presse. « Le parti CHUMA constate que l’indépendance des Comores est un échec et que cet échec est le résultat des fautes politiques des responsables comoriens, comme des gouvernements successifs français », souligne le communiqué. Et de continuer : « La conférence  tenue, le 15 mai 2023, par le gouvernement comorien après avoir capitulé auprès du gouvernement français, confirme, que ce régime continue à tergiverser sur notre souveraineté internationale et notre intégrité territoriale. »

Si le parti dit ne pas avoir une solution toute faite, il appel toutefois à un dialogue franc de toutes les parties prenantes de la société comorienne. « Un cadre de concertation nationale s’impose, car la question de la souveraineté nationale nécessite l’implication de toute la classe politique ainsi que la société civile », a-t-il dit. Cette sortie médiatique s’inscrit selon les conférenciers sur une stratégie globale qui va amener le parti vers son neuvième congrès dans les mois à venir. 

AS Badraoui

 

 

 


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