Les députés se sont présentés hier jeudi devant les médias nationaux pour évoquer la situation dans l’île d’Anjouan relative à la représentation des conseillers des îles à l’Assemblée. Et le problème réside à Anjouan. Actuellement 6 conseillers sont en route pour représenter l’île.
La crise au Conseil de l’Ile d’Anjouan continue. A l’occasion de l’ouverture de la session ordinaire d’Avril, trois conseillers de chaque île devraient intégrer l’Assemblée Nationale. Le conseil de l’île de Ngazidja et celle de Mwali ont déjà désigné leurs conseillers qui devraient monter au palais de Hamramba. Mais le problème réside à Anjouan où 6 conseillers (au lieu de 3) s’apprêtent à représenter l’île au parlement fédéral.
Une situation inédite qui a interpellé les députés de l’assemblée, qui à leur tour tirent la sonnette d’alarme. « Le conseil de l’île d’Anjouan a été convoqué en session extraordinaire pour désigner ses trois conseillers qui doivent monter à l’Assemblée. Le vote a été fait dans les règles et trois conseillers ont été choisis, déclare le député Nassim Ahamadi. Mais on apprend aussi que les conseillers de l’opposition ont organisé en parallèle une autre session pour désigner aussi trois autres conseillers. Si aujourd’hui, on a deux conseils à Anjouan c’est inquiétant. Ce qui est sûr, on va prendre nos responsabilités au moment venu ».
Cette conférence tenue à l’Assemblée regroupait les députés de tous bords, qui selon eux se battent pour la préservation de la démocratie dans le pays. Le député Mohamed Soulaimane parle d’une situation inquiétante à Anjouan. « On doit être à tout prix au côté de la démocratie. On ne peut en aucun moment accepter ce qui a été fait durant les deux dernières années », avance-t-il. Les députés ont confirmé l’arrivée des deux PV dont celle de Ngazidja et de Mwali et attendent incessamment celle de Ndzouani.
« Chaque fois qu’on ouvre la session du mois d’avril, nous sommes toujours confrontés à un problème qui met en cause notre démocratie. Ils veulent qu’on retourne à la case départ. Cette fois, nous promettons que nous irons jusqu’au bout pour le respect de la démocratie », lance à son tour le député Mohamed Msaidie.
Selon les députés, le ministère de l’intérieur aurait signé un arrêté pour arrêter les trois conseillers désignés par le conseil de l’île d’Anjouan. Une action que ne toléreraient pas les députés. « C’est un acte anti-démocratique. Et s’il s’avère que cet arrêté a été signé, le ministre aura à faire avec nous. Et on promet qu’on ne va pas le rater », martèle le député Tocha Djohar, avant d’ajouter que « on apprend que dans cette situation, il y a un haut responsable de l’Etat qui tire les ficelles. C’est vraiment regrettable ». En attendant, l’ouverture de cette session parlementaire d’avril risque d'être houleuse comme les précédentes.
Mohamed Youssouf
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