L'audition du gouverneur de l'île de Ngazidja Hassani Hamadi n'a pas eu lieu. Les enquêteurs de la brigade de recherche de la gendarmerie nationale chargés de l'enquête sur la citoyenneté sont retournés bredouille pour la simple raison qu'ils n'ont même pas croisé le locataire du palais de Mrodjou.
C'est une mésaventure pour ne pas dire une douche froide pour les enquêteurs censés auditionner le gouverneur de l'île de Ngazidja Hassani Hamadi, si on tient compte de la publication de Mustapha Chamsoudine sur les réseaux sociaux. Présentés dans le palais de Mrodjou où ils devaient auditionner le gouverneur de l'île, les enquêteurs de la brigade de recherche chargés de l'enquête préliminaire sur la citoyenneté économique, rencontreront le cabinet du gouverneur. « Le commandant de la brigade judiciaire et deux de ses colistiers se sont présentés au Palais de Mrodjou à 14h32 mn. C 'est le SG de l'exécutif de Ngazidja et tous ses membres qui étaient sur place », lit-on dans un message court qui a fait le tour de la toile.
A l'en croire, le secrétaire général de l’exécutif aurait rappelé aux enquêteurs quelques notions de droit constitutionnel, surtout dans le cadre où devait intervenir l'audition d'une telle autorité. « Selon les textes d'après le secrétaire général... le gouverneur peut-être entendu dans l'exercice de ses fonctions par des gendarmes pour les trois motifs suivants: - Constat de flagrant délit. - crime - atteinte à la sûreté de l'État (Coup d'État) », a-t-il noté.
« La question est posée. Le chef de Brigade judiciaire s'est dit incompétent de répondre à cette question et qu'il doit regagner sa caserne avec ses compagnons pour informer sa hiérarchie. 14h45 mn ils quittent le palais de Mrodjou sans croiser ni rencontrer le gouverneur Hassani Hamadi », a-t-il ajouté.
La question qui se pose sur cette audition pour le moins surprenante, en quelle qualité veulent-ils auditionner Hassane Hamadi ? Est-ce dans le cadre de ses fonctions d'actuel gouverneur ou en tant qu’ancien ministre des finances du régime Sambi ? A-t-il était cité par ceux qui sont déjà été auditionnés ? Autant de questions qui restent encore sans réponse. Dans l’entourage du chef de l’exécutif de l’île de Ngazidja, on n’exclut pas l’hypothèse d’un possible harcèlement politico-judiciaire suite à sa récente prise de position ouverte contre la tenue d’un référendum sans rétablissement de la cour constitutionnelle, rejoignant la principale revendication de l’opposition.
Maoulida Mbaé
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