Le chef de l’État Azali Assoumani a quitté Moroni pour un « repos de quelques jours au Maroc » selon le secrétariat général du gouvernement. C’est son premier déplacement à l’étranger depuis l’attaque au couteau dont il a été l’objet vendredi 13 septembre.
Il a fait une apparition remarquée jeudi 19 septembre, soit 7 jours après l’attaque au couteau dont il a été victime à Salimani Itsandra. Ce jour-là, le chef de l’État est réapparu avec des gros pansements sur le front et sur la main. Dimanche suivant, il est parti à l’étranger avec une délégation de 14 personnes. Selon le secrétariat général du gouvernement que nous avons contacté via la messagerie WhatsApp, le président de la République se rendait au Maroc pour un repos de quelques jours. « Dr Ali Mohamed (le médecin personnel du chef de l’État, NDLR) a convaincu le président de partir se reposer quelques jours, avant de continuer sur son agenda international, notamment la Francophonie », concède Said Antoisse Said Mohamed Ezidine, chef du département de la communication au sein du secrétariat général du gouvernement.
Le choix du Maroc est loin d’être fortuit. Le colonel Azali Assoumani a fait sa formation à l’académie royale militaire de Meknès. En décembre 2018, après une chute due à un « malaise vagal » en plein discours dans une cérémonie sur l’université des Comores dont il s’octroie la paternité, c’était également au Royaume chérifien qu’il s’était offert une période de convalescence, avec son épouse et une petite délégation de proches. Cette fois, c’est avec une délégation de 14 personnes dont le civil blessé en s’interposant lors de l’agression au couteau. Selon le département de la communication gouvernementale, « il n'est pas exclu que le président fasse quelques examens pour s'assurer que sa blessure cicatrise bien ». Peut-être aussi son sauveur, dont la main droite est « grièvement blessée » selon un témoin oculaire.
L’agresseur d’Azali Assoumani, un militaire d’une vingtaine d’années, est mort en détention dans des circonstances encore non élucidées. Le corps aurait subi des sévices avant d’être remis à sa famille selon plusieurs sources parmi lesquelles l’opposant et avocat Said Larifou. Dans la foulée de l’enterrement, plusieurs proches du défunt avaient été interpellés par les forces de l’ordre avant d’être libérés quelques heures plus tard. Dimanche 22 septembre, une cérémonie commémorative du 9e jour du décès a été empêchée manu militari.
Andjouza Abouheir
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