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Aïd-el-fitr/ Adresse à la nation / Azali, cap vers le referendum

Aïd-el-fitr/ Adresse à la nation  / Azali, cap vers le referendum © : HZK-LGDC

Le président de la République ne semble pas infléchir sur sa décision de tenir vaille que vaille le referendum constitutionnel le 30 juillet prochain. A Mitsoudjé où il s'est adressé à la nation après avoir conduit la prière de l’Aïd-el-fitr, Azali Assoumani n'a pas fait mystère de ce rendez-vous électoral, rappelant un droit constitutionnel lui conférant cette prérogative.


Imperturbable, le président de la République droit dans ses bottes malgré la mise en garde de l'opposition et dernièrement la défection d'un de ses vice-présidents, met le cap vers le scrutin référendaire fixé au 30 juillet prochain. Dans son allocution prononcée à partir de Mitsoudjé sa ville natale où il a conduit la prière de l’Aïd-el-fitr, le colonel Azali Assoumani persiste et signe sur son initiative de tenir le referendum dans les délais. Par respect, dit-il, des recommandations et conclusions des assises nationales.

 

« La constitution m'y autorise et les devoirs qui m'incombent l'exigent », a-t-il martelé sur un ton plutôt maîtrisé. Prenant en compte les dernières réactions de la communauté internationale et devant les représentants du corps diplomatique invités pour l’occasion, le chef de l'État adoucit son discours et veut apparaître comme un rassembleur plutôt qu'un deviseur. Promettant une consultation qui se déroulera dans un climat apaisé, demandant ainsi la solidarité de tous. « Il n’est pas dans ma vocation de prôner la division, la mésentente, la polémique et la discorde », fait-il observer.

 

Et de poursuivre : « C’est pourquoi, très solennellement, j’invite tout le monde à battre campagne et à se prononcer le moment venu, pour ou contre le projet de révision constitutionnelle proposé, en lieu et place des actes de nature à menacer ou troubler l’ordre public ». Le locataire du palais de Beit-Salam fait appel au patriotisme, refusant, la discorde, la division et les discours de haine...relayés, dit-il, par le phénomène des réseaux sociaux et des fausses nouvelles. Tentant de torde le cou à l'opposition, le président de la République regrette la perturbation de la « trêve du mois sacré de ramadan, par une série, d’attroupements non autorisés, ont eu lieu le jour sacré de la semaine, dans le mois béni de ramadan, et ont tenté de semer des troubles dans, et sur nos lieux de culte ».

 

Il se réjouit par ailleurs, du fait que ces mobilisations n'ont pas occasionné, dit-il, des grands incidents, saluant au passage le professionnalisme, la patience et la sérénité des forces de l’ordre. « Je vous remercie tous, mes chers compatriotes, d’avoir su montrer votre attachement à l’unité nationale, à l’intégrité territoriale, à l’intérêt supérieur de la Nation, ainsi qu’à la paix civile et sociale, la sécurité nationale et la stabilité de l’État », a-t-il déclaré. Avant d'ajouter : « la pérennisation de ces biens précieux va de pair avec la consolidation de l’État de droit, de la bonne gouvernance et de la reddition des comptes ».

 

Azali Assoumani dit avoir conscience que cette culture mettra du temps à s’imposer « mais le cap que nous avons pris pour notre pays exige que chaque responsable puisse rendre des comptes dans sa gestion des affaires et des biens de l’État ». Et lui d'inciter à la persévérance de l'État de droit et de la bonne gouvernance qui doivent d'après-lui rentrer « dans nos mœurs et ne doit pas être considéré comme une répression pour que nos concitoyens et la frange la plus jeune de la population en particulier, aient confiance en leur pays et foi en leur Nation ».

 

Maoulida Mbaé

 


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