Près de 72 heures après la signature par le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères du Kenya et le préfet de Mayotte, d’un accord de partenariat, le gouvernement comorien à travers le ministère des affaires étrangères a sorti un communiqué pour déplorer une « démarche incompréhensible ». Une prise de position qui était attendu, amis qui semble ne pas satisfaire l’opinion qui aurait aimé beaucoup plus de poigne de la part du ministère des affaires étrangères.
« Le Ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale, chargé du monde Arabe, de la Diaspora, de la Francophonie et de l’intégration africaine est fortement indigné de voir le Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères de la République du Kenya, se rendre dans l’île comorienne de Mayotte, le 31 mai dernier pour y procéder à la signature d’un partenariat avec le préfet de Mayotte, une autorité de la puissance occupante de cette partie des Comores », lit-on dans ce communiqué paru tard dans l’après-midi du mardi 3 juin. En plus de l’étonnement, le ministère se dit profondément préoccupé par le comportement du gouvernement kenyan. « Le Ministère reste profondément préoccupé par cette démarche incompréhensible d’une autorité de la République Kenyane, pays voisin et historiquement partenaire de l’Union des Comores. »
Et le communiqué de dénoncer l’attitude du gouvernement kenyan, qui va à « l’encontre du droit international et des résolutions pertinentes de l’ONU et de l’Union Africaine, mais aussi à contre-courant de la position de l’Afrique et des instruments de délimitation des frontières de l’Union des Comores. » Si le communiqué reflète en effet la réalité du droit international, il manque de fermeté dans son contenu eu égard de l’acte d’hostilité posé par le gouvernement kenyan pourtant réputé très proche des autorités en place actuellement à Moroni. La preuve en est, la visite du président Ruto, il y’a presque deux ans à Moroni, d’où il a été élevé au grade de Grand-croix de l’ordre du Croissant Vert, la plus haute distinction de l’Etat comorien.
Certains citoyens se posent la question de savoir est-ce qu’il ne serait pas opportun de retirer au président Kenyan ce titre. Ce manque de fermeté, on le retrouve dans les conclusions du communiqué :« Le Gouvernement de l’Union des Comores reste persuadé que le gouvernement frère, de la République du Kenya, va reconsidérer cette décision », alors que d’autres attendaient quelque chose de plus ferme, comme le rappel de notre ambassadeur au Kenya avec résidence à Dar-es-Salam, ou du moins la convocation de l’ambassadeur kenyan par le MAECI pour plus d’explication face à cet acte de violation de la souveraineté nationale.
Imtiyaz
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC