La Gazette

des Comores

Comores-BAD : Le CNT tente de bloquer le prêt de 20 millions de dollars

Comores-BAD : Le CNT tente de bloquer le prêt de 20 millions de dollars © : HZK-LGDC

L’Assemblée nationale a approuvé l’accord de financement de la Banque Africaine de Développement, accordant un prêt de 20 millions de nos francs au gouvernement comorien. Le Conseil national de transition a mis les bouchées doubles pour tenter de faire annuler ce prêt.


Dans la foulée de l’ouverture de la session extraordinaire jeudi dernier, le vice-président et de l’Assemblée Ahamada Baco, a fait savoir que « certains responsables de l’opposition comorienne établis en France entendent saisir la Banque Africaine de Développement aux fins d’obtenir l’arrêt de l’exécution du contrat de financement conclu avec le gouvernement comorien ». Un sujet justement qui fait l’objet de cette session extraordinaire censée être clôturée mercredi 17 mars.

 

La requête en question a été déposée la veille de l’ouverture de cette session extraordinaire. Dans ce courrier signé par Said Larifou en qualité de vice-président du Conseil national de transition (CNT) souligne l’« opacité et défaut de transparence sur la gestion des finances publiques aux Comores depuis le retour du colonel Azali Assoumani au pouvoir ». Contacté par nos soins, le requérant indique que « cette initiative est la première d'une série d'actions que le CNT a décidé d'engager partout pour annuler ou suspendre pour irrégularités les engagements pris par le gouvernement illégitime et non démocratique du colonel Azali Assoumani ».

 

La demande en question est adressée à Akinwumi Adesina, qui n’est autre que le président de la BAD. « Dans ce contexte, la BAD prendrait le risque potentiel de s’engager dans un prêt dont les fonds seraient potentiellement détournés, utilisés frauduleusement ou serviraient à financer les salaires et le train de vie exagérément et injustement élevés du président et de son gouvernement ».

 

« Azali Assoumani, son équipe et ses complices étrangers ne peuvent continuer à piller les Comores impunément. Désormais, ils auront à répondre aux crimes économiques notamment les détournements et corruption commis au détriment des Comores et des générations futures des Comoriens qui vont devoir supporter injustement les dettes souscrites par eux qui finalement n’ont pas servi aux Comores mais à leur enrichissement personnel », abonde le président du parti Ridja, parti au sein duquel, soit dit en passant, a évolué le vice-président de l’Assemblée nationale Ahamada Baco.

 

Pour atteindre ses objectifs, le CNT repose sa stratégie sur « la mobilisation des organisations de la société civile onusienne et panafricaine ». « Les institutions et gouvernements concernés par ces actes doivent être sensibilisés que toute reconnaissance à ce gouvernement pourrait se retourner contre eux », dit-il. Dans un post Facebook à l’endroit de son ancien mentor, le député Ahamada Baco a conclu que cette initiative « est presque vouée à l’échec à tout point de vue » car « la BAD ne reçoit aucune injonction politique et les requêtes à caractère politiques n’ont aucune chance de prospérer ».

 

A.O Yazid

 


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