Après la conférence de sensibilisation tenue à l’université de Patsy par président par Azali Assoumani sur la conférence des bailleurs de fonds de Paris, une panoplie de réactions des jeunes est recueillie à Mutsamudu. Sur 10 jeunes interrogés sur ce qu’ils attendent de cette conférence, 7 affichent leur confiance au Président et trois ne voient pas l’importance de cette conférence après deux précédents échecs.
Les deux conférences de bailleurs de fonds tenues à Maurice en 2005 et au Qatar en 2009 ont laissé un souvenir dubitatif dans une partie de l’opinion. Et la conférence des bailleurs de fonds de Paris est loin de faire l’unanimité. Comme ce fut le cas de ce jeune qui n’y attache pas beaucoup d’importance. « Je ne vois pas l’importance d’organiser une autre conférence qui va bouffer presqu’un milliard de nos francs, à l’heure où les arriérées de salaire s’accumulent», lance Daoud Soudjaydine, originaire de Hamchako rencontré dans un autobus. Des propos appuyés par Ahmed Salim alias Salomon, jeune président d’une association de lutte contre la destruction de l’environnement. Ce dernier insiste sur le pourquoi de cette conférence. « On n’a pas fait de suivi pour les deux dernières conférences. C’est là où repose mon inquiétude. Donc la prochaine ne doit pas être un mauvais exemple. Nous avons confiance en tout cas au Président de la République ».
Ardache Sidi Houmadi, un jeune technicien, le seul certifié à Henry Fraise de Tananarive pour les engins Caterpillar n’en est pas très convaincu sur ces conférences. « Le sérieux problème qui frappe ce pays est la confiance entre comoriens. L’idée de la conférence est très importante car on pourra enlever le plomb de l’aile du développement de ce pays en matière de création d’entreprises et des vrais centres de formation professionnelle qui donneront les outils essentiels en termes de mains d’œuvres qualifiées et maitrisées », avance-t-il.
Les jeunes étudiants rencontrés à Patsy ont amorcé le débat sur la recherche universitaires et la création immédiate d’unités de production comme des usines écoles. Les géographes de Licence III estiment que donner le pouvoir aux jeunes vers une bonne création d’idées d’entreprises reste la seule alternative. «Nous avons SVT, et Géographie. Si l’Etat achète trois grands bateaux écoles, pour des formations en océanographie, biologie marine, géographie physique en mélange avec les techniciens de l’école de pêche, on peut créer la plus grande usine de sardine de la Région Océan Indien», disent-ils.
Un bachelier qui est sur le point de partir vers la Tanzanie pour ses études supérieures, s’est prononcé sur l’environnement. « Pour sauver rapidement et à temps notre environnement pollué par le plastique et autres, nous devons faire appel à l’installation d’une usine de fabrication de sachet et couches-bébés biodégradables et avoir plusieurs systèmes moins polluants de recyclage plastique », dit-il. Force est de rappeler que le dernier passage d’Azali à Anjouan a relancé le débat sur l’opportunité de cette conférence et surtout sur l’idée d’émergence à l’horizon 2030.
Nabil Jaffar
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