Les négociations n'ont jamais été rompues malgré la tension diplomatique entre les Comores et la France. C'est ce qu'a confié le ministre des affaires étrangères Souef Mohamed El-Amine dans son habituel entretien avec les journalistes de la place, assurant que la circulaire est en vigueur.
Le chef de la diplomatie comorienne assure que le dialogue avec la France se poursuit, malgré la tension diplomatique vive caractérisée par la suspension par la France des visas pour les ressortissants comoriens. Souef Mohamed El-Amine confirme la poursuite des discussions notamment celle qui s'est récemment déroulée à Paris loin des regards des médias. « Les discussions se sont poursuivies à Paris où nous avons échangé pendant 2 à 3 h de temps. Nous sommes revenus sur les mêmes propositions que nous avons déjà soumises. Il y a des zones où la partie française a demandé des éclaircissements, nous l’avons fait. Elle a fait des propositions, nous avons fait des contre propositions et vice et versa », a-t-il fait savoir.
« La rencontre était nécessaire et elle a été tenue au moment voulu », a-t-il poursuivi. « Ce que je vais rassurer, on ne sollicitera pas l'ouverture d'un dialogue si de notre coté, on se voit incapable de défendre les intérêts du pays », a-t-il ajouté. A l'en croire, même au fort moment des hostilités, comoriens et français ont toujours gardé les contacts. « Les discutions se poursuivent aussi bien par téléphone ou par l'intermédiaire de l'ambassade de France aux Comores. Le dialogue n'est pas rompu, malgré des discours et des déclarations que vous entendrez d'un coté ou de l’autre », a-t-il répété.
Sur la question des refoulés de Mayotte qui seraient arrivés incognito au port de Mutsamudu, le chef de la diplomatie comorienne laisse entendre que c'est une affaire difficile et que certains feignent de ne pas le comprendre : « j'avais déjà dis que nous avons le droit et la France la force », a-t-il dit. Et de poursuivre : « cette question ne serait pas résolue que par les discussions. Les mécanismes que nous avons préconisés dans la feuille de route ne sont pas encore mis en application ».
Et de rebondir sur la note circulaire dont il assure qu'elle est toujours en vigueur. Le patron de diplomatie comorienne est remonté contre les kwassa-kwassa qui continuent les opérations clandestines, avouant indirectement l'incapacité des autorités à lutter contre les kwassa-kwassa. « Il faut reconnaître que le pays ne peut pas placer à chaque recoins du pays des policiers pour assurer le contrôle 24h sur 24h », a-t-il fait savoir.
Maoulida Mbaé
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