La formation politique de l’ex ministre de l’Intérieur réclame plus d’ouverture dans le processus du dialogue national. A commencer par la Coordination qui vient d’être créée par le chef de l’État.
Un cri d’orfraie avant qu’il ne soit trop tard. Le parti Orange a sorti le 6 décembre dernier un communiqué pour interpeller aussi bien e chef de l’État que le coordinateur du dialogue, pour plus d’ouverture dans le processus. « Le parti Orange a constaté que Monsieur le coordinateur a déroulé son plan de travail en se focalisant uniquement sur les aspects politiques et la mise en place des conditions permettant de préparer des élections libres, transparentes, crédibles et inclusives, dans un climat apaisé en 2024. Le parti considère, certes, que c’est une bonne chose. Cependant, il estime que le coordinateur n’a pas pris suffisamment en compte les enjeux, l’objet et les missions qui doivent être celles du dialogue », regrette cette formation politique qui a déclaré prendre ses distances vis-à-vis du régime.
Comme pour ne pas paraitre à l’offensif, Orange reconnait que cet appel au dialogue « constitue une preuve supplémentaire de l’engagement du président de la République à créer un environnement favorable aux politiques de développement qu’il a amorcés et dont la réussite suppose une décrispation du climat politique et une situation socioéconomique stable ». Dans ces conditions, le bureau dudit parti estime que la présence des organisations de la société civile aux côtés des groupements politiques à cette rencontre, va faire du dialogue national « l’instrument le plus efficace pour aborder les question politiques, naturellement, mais aussi les problèmes clés liés au contexte socio-économiques auxquels le pays fait face aujourd’hui ».
Revenant sur le coordinateur qu’il ne ménage pas pour autant, le parti de Mohamed Daoudou estime que « le rôle et la tâche ultimes de la coordination doivent être de mener le dialogue de manière à susciter l’adhésion de tous, de le recadrer si nécessaire dans le but de parvenir à des résultats constructifs et consensuels ». Et de poursuivre : « Pour éviter de trahir cet esprit du dialogue, Orange souhaite que la Coordination soit organisée suivant un modèle inclusif. Un tel dispositif facilitera la mise en œuvre d’un véritable processus de réconciliation qui prendra notamment en compte le rétablissement de la confiance entre les Comoriens eux mêmes et entre l’Union des Comores et ses partenaires sur la base de la bonne gouvernance économique, politique et administrative ».
« C’est pourquoi ce dialogue devra déboucher sur l’élaboration d’un cadre et d’un mécanisme consensuels qui verront l’implication et la participation de toutes les forces vives intérieures et de la diaspora de la Nation comorienne dans les modalités, le suivi et la garantie de la mise en œuvre de ses conclusions ». Pour Orange, ce rendez-vous « doit susciter beaucoup d’espoirs, appeler à la confiance mutuelle et garantir à toutes et à tous un dialogue franc et constructif, seul apte à rassembler tout le monde dans l’œuvre de la consolidation de la paix et de la stabilité et de soutien à l’effort de développement dans le pays ». Pour rappel, les membres devant composer ladite coordination ne sont pas encore désignés et aucun calendrier officiel n’est fixé.
Nassuf Ben Amad
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