Le chef de l’Etat, Azali Assoumani se trouve sur le continent depuis presque une semaine. Parti à Malabo en Guinée Équatoriale pour une visite d’Etat de trois jours, le locataire de Beit Salam avait profité de son séjour dans capitale équato-guinéenne pour prendre part au 11e sommet de l’OEACP. Après Malabo, il s’est rendu avec sa suite dans la capitale centrafricaine à l’invitation du président Touadera, qui a été investi hier lundi pour un troisième mandat.
Comme un symbole, ce 11e sommet de l’Organisation des États de l’Afrique des Caraïbes et du Pacifique marque le cinquantenaire de la création de cette organisation, selon Beit Salam. « Ce sommet, qui marque les 50 ans de l’Organisation, est aussi l’occasion pour les États membres de se projeter, avec une attente forte : passer des engagements aux résultats concrets. Les travaux se poursuivent jusqu’à aujourd’hui 29 mars ». Lors de sa prise de parole, le chef de l’Etat comorien, aurait appelé à revoir le model de l’aide au développement, en insistant sur plusieurs priorités, comme « la résilience et la transition verte, la souveraineté numérique, la valorisation des ressources et l’industrialisation, ainsi que la réforme du financement du développement ».
En matière de financement le président Azali devait plaider pour « un accès plus juste et plus adapté aux réalités des pays en développement, appelant à faire évoluer les mécanismes internationaux, notamment à travers des outils comme l’indice de vulnérabilité multidimensionnelle ». L’IVM comme il est défini, est un outil utilisé par les institutions financière mondiales pour mesurer la vulnérabilité d’un pays en tenant compte de plusieurs facteurs. Aux Comores, l’indice peut être mesuré par rapport aux fortes expositions par rapport au risque climatique, à une forte dépendance à l’aide extérieure, mais aussi à l’insularité.
Après Malabo, où il avait eu un entretien bilatéral avec son homologue Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Azali Assoumani s’est ensuite envolé pour Bangui, pour répondre à une invitation du président centrafricain, Félix Archange Touadéra. Dans la capitale centrafricaine, le chef de l’Etat comorien était l’invité d’honneur à l’occasion de la cérémonie d’investiture pour le troisième mandat de son homologue centrafricain. Beit Salam considère cette visite comme une façon de renforcer les liens d’amitié entre les deux pays. Lors de ce périple en Afrique centrale, on a noté la présence remarquée du député du Gwengwe, Me Ibrahim Ali Mzimba, l’un des rares députés de l’opposition à l’Assemblée de l’Union. Désigné au début de cette onzième législature comme président de la commission des affaires étrangères et il représente le parlement dans les rencontres interparlementaires dans le monde.
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