La Gazette

des Comores

Elections 2024: Des recours et des interrogations

Elections 2024: Des recours et des interrogations © : HZK-LGDC

Dans la journée de mercredi, la plus haute juridiction planchait sur plusieurs recours déposés pour des inconformités ou vices de forme constatés dans les dossiers de candidature de certains candidats. Pouvoir ou opposition, tous étaient concernés. Parmi ces recours se trouve celui de Zaidou Youssouf contre Mohamed Soilihy.


Avant les urnes, le combat entre les deux partis (CRC, JUWA) qui dominent le paysage politique comorien depuis plus d’une décennie a débuté par l’introduction d’un recours par le candidat du parti CRC, Dr Zaidou Youssouf contre son probable adversaire du parti JUWA, Mohamed Soilihy. La bataille s’annonce donc féroce entre les deux natifs de Mutsamudu qui prétendent à la succession d’Anisse Chamssidine à Dar-Nadja.

Sauf que devant la haute juridiction, les avocats de Mr Mohamed Soillihy ont avancé des arguments qui démontrent que le recours introduit par Dr Zaidou ne peut être recevable à la fois sur la forme que sur le fond. Le délai de dépôt de recours étant fixé à la date du 19 novembre et que le recours ait été introduit à la cour suprême le 25 novembre soit six jours après la date prévue. Les avocats demandent « qu’en conséquence, il convient à la section électorale de la Cour Suprême de bien vouloir déclarer irrecevable le recours n°05/23/GV de Monsieur Zaidou Youssouf », comme on peut lire dans le mémoire des avocats de Mohamed Soilihy qui datant du 27 novembre.

Les conseils de Mr Mohamed Soilihy basent leur raisonnement dans le fait que les arguments avancés par Mr Zaidou ne sont fondé que sur « des allégations grossières, mensongères et diffamatoires », des faits qui ne concernent apparemment pas leur client. En effet le requérant avait appelé la haute juridiction à rejeter la candidature de son adversaire à cause de sa condamnation. « Mr Mohamed Soilihy est reconnu coupable d’actes constituant des infractions contre la sureté de l’Etat et condamné à 4 ans d’emprisonnement dont 2 ans fermes et 2 ans avec sursis par la Cour de Sureté de l’Etat, dans un arrêt 02/22 en date du 03 mars 2022 » avait déclaré Dr Zaidou dans son mémoire d’accusation.

Cet arrêt inventé de toute pièce selon les avocats de Mr Soilihy ne peut être considéré au niveau de la justice. Et ces derniers de s’interroger sur la moralité du demandeur. « Qu’il est surprenant qu’une personne supposée sérieuse, aspirant à assumer une fonction si importante pour le pays, puisse, avec légèreté aussi déconcertante mettre en œuvre une telle mise en scène ». Les juges ont jusqu’au samedi 02 décembre pour rendre leur décision sur les demandes de recours introduits par les différents candidats.

Imtiyaz

 

 

 

 

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.