Le président de la République promet la manifestation de la vérité sur le programme de la citoyenneté économique. C'est ce qu'il a entre autre déclaré au moment de recevoir le rapport de l'enquête parlementaire sur la citoyenneté économique. Un rapport dont les fuites à travers les réseaux sociaux ont relancé le débat sur la corruption au plus haut sommet de l'État.
C'est le président de l'assemblée lui-même qui a remis au président de la République le rapport de l'enquête parlementaire sur la citoyenneté économique. Un document d'après Abdou Ousseini président du perchoir du palais de Hamramba qui a auparavant assuré avoir déjà remis une copie aux autorités judiciaires du pays. « Comme vous le savez bien, le parlement a deux rôles – voter les lois – et contrôler l'action du gouvernement. Dans ce cadre, c'est la première fois depuis notre accession à l’indépendance que l'assemblée a diligenté une enquête pour faire la lumière sur une telle question », a-t-il rappelé. Pour lui, c'est cette législature qui a au sein des hauts cadres de l'État.
« Il était évident qu'aujourd'hui nous rmettions ce rapport au gouvernement qui verra quelle suite donner. Dans ce document vous trouverez le rapport et les pièces y afférentes. Un document composé de cinq tomes », a-t-il expliqué, convaincu de l'impartialité de l'enquête et la crédibilité animant les membres qui ont formé la commission des enquêteurs.
Abdou Ousseini a profité de l'occasion pour répondre à ceux qui mettent en doute la crédibilité de l'enquête en elle-même, l'accusant d'ores et déjà d’être politiquement orientée. « Cela devient une habitue, ici, chez nous que du moment qu'une affaire touche un membre de la famille, on a tendance de tout faire pour nier la crédibilité ou la véracité de l'affaire. « Je vous rassure que l'enquête n'a pas été biaisée. On tentera de dire qu'elle est biaisée si les modalités ont été mauvaises. Alors que cela n'est pas le cas », a-t-il rassuré.
« Certes, il y a eu des travaux semblables dans le passé qui ont été faits mais c'est la première fois qu'un tel dossier est réalisé dans une affaire qui a causé du tort au pays à l’extérieur. Il est tout à fait normal qu'on vous félicite du travail qui a été réalisé. Maintenant la balle est dans notre camps », a déclaré le chef de l'État au moment de recevoir le document. Azali Assoumani promet de faire toute la lumière pour la manifestation de la vérité, d'une affaire qui a écorné l'image du pays à l'extérieur.
« Je ferai tout ce qu'il faut pour que les comoriens sachent la vérité sur ce dossier. Dans ce cadre l'enquête sera ouverte et les mesures seront prises contre ceux qui sont impliqués dans ce scandale », a-t-il assuré. « En deuxième lieu, l'affaire devait servir d'exemple pour nous qui sommes aujourd'hui au pouvoir et ceux qui vont nous succéder, pour qu'ils sachent qu'ils auront à rendre inévitablement des comptes par rapport aux fonctions qu'ils avaient occupées. Maintenant on verra comment on va procéder », a-t-il fait savoir.
Pour rappel, ce rapport a fait l’objet d’une vive controverse par médias interposés, surtout entre le président de l'assemblée et des membres de ladite commission, notamment le député Tocha Djohar. Abdou Ousseini a vertement accusé des personnalités politiques de ce pays d'avoir touché un supposé pot-de-vin de 125 milliards fc. Ce qui a provoqué le courroux du député d'Itsandra sud. Tocha Djohar a remis en cause le rapport qui a fuité et assure que ce n'est pas le même rapport dont il dispose, étant membre de la commission d'enquête.
Maoulida Mbaé
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC