Ousseine Djoubeir a passé le flambeau de la mairie de Hambou Ntsinimoipaga à Fatima Hassani. La nouvelle locataire de l’hôtel de ville a hérité d’un solde de 396 691 Fc et devrait se servir du bilan de son prédécesseur pour pouvoir remplir au mieux les missions qui lui sont confiées.
La cérémonie officielle de la passation entre Ousseine Djoubeir et Fatima Hassani a eu lieu le lundi 27 juillet à Mitsoudje, chef-lieu de Hambou et qui abrite l’hôtel de ville de la commune de Hambou Ntsinimoipanga. C'était aux environs de 17 heures que le maire sortant a passé le flambeau à sa successeur. Un après-midi émotionnel pour Fatima Hassani qui affirme vouloir placer la concertation au cœur de son mandat pour l'intérêt général de la région.
« Je voudrais en cet instant m'adresser à mon prédécesseur, ainsi qu'à mes adversaires d'hier, qui sont dès aujourd'hui mes collègues. Le développement de la commune nécessite l'implication de nous tous. Je mesure l'ampleur de mes devoirs vis-à-vis de la population. Ensemble, en unissant nos forces, nous allons développer cette commune et améliorer le quotidien de nos habitants », déclare celle qui veut s’atteler, « avec rigueur », à gérer avec rigueur les finances publiques, réorganiser l'état civil et régler les problèmes fonciers. « Je serai toujours disponible et à l'écoute de ma commune ».
Avant d'étaler son bilan, Ousseine Djoubeir, le maire sortant a tenu à remettre à sa successeur des documents comprenant le rapport d'activité de la période 2015/2020. Ce lot de documents contient le tableau d'état de lieu de la mairie, les organes constitutifs de la mairie et la liste nominative des postes occupés et leurs détenteurs, et la situation des transferts des compétences prévus par la loi de la décentralisation N°11/005/AU, pour ne citer que cela, selon le sortant.
Ce dernier a montré que le bilan financier de 2016 à 2020 totalise 39 617 900 FC de recettes, 39 221 209 FC de dépenses et un solde de 396 691 FC. « On peut relever dans ces bilans, le non versement par l'État des budgets votés pour l'appui aux communes, le non versement par l'Etat du centime additionnel relatif aux patentes et impôts et le non versement des subventions de l'île prévues par la loi de la décentralisation », regrette M. Djoubeir avant de conclure que « ni l'État, ni la population n'approuvent le système communal qui réduit sensiblement les compétences des administrations centrale et insulaires et supprime les responsabilités sociales et économiques régaliennes de la notabilité et associations coutumières ».
Nassuf Ben Amad
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