La Gazette

des Comores

Incendie à la Ceni / Le gouvernement n’écarte aucune piste

Incendie à la Ceni  / Le gouvernement n’écarte aucune piste © : HZK-LGDC

Un incendie s'est déclaré tard dans la nuit de mercredi au siège de la Ceni qui se situe dans le quartier Coulée de lave à la sortie nord de la capitale. Un incendie qui a provoqué d'importants dégâts matériels. Le ministre de la justice promet une main forte contre les auteurs, s'il s'avère que l'acte est d'origine criminelle.


Il était aux environs de minuit lorsque le feu s'est déclaré au siège de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Les deux voitures garées sur le parking du rez-de-chaussée ne sont qu'un amas de fers. Une partie du bâtiment consumé par le feu, ce qui témoigne la violence du feu. Les autorités se sont rendues sur place pour un état des lieux. Dans la foulée, le ministre de la justice, assurant l'intérim de son collègue de l'intérieur « a réuni une cellule de crise autour des acteurs électoraux et sécuritaires pour faire l'état de la situation et évaluer les premières mesures à prendre », lit-on dans un communiqué de presse du ministère de l'intérieur.

 

« Nous n'avons pas tardé à se rendre sur place pour constater l'étendue des dégâts. Mais ce sont les enquêteurs qui détermineront l'origine de l'incendie. Mais s'il s'avère qu'il est d'origine criminelle, nous condamnons avec la grande fermeté cet acte barbare contre une institution démocratique du pays et qui intervient en plein lancement du processus référendaire », a-t-il déclaré dans un point de presse tenu hier jeudi. A l'en croire, aucune piste n'est écartée sur l'origine de l'incendie. Il tente toutefois de faire le rapprochement entre l'incendie et les appels aux manifestations de l'opposition.

 

D'après-lui, le parquet de la République a été saisi « le gouvernement exhorte la justice de faire son travail pour déterminer les causes de l'incendie afin de pouvoir renforcer les mesures préventives ou sanctionner les coupables s'il s'agit d'un incendie d'origine criminelle ». Moussa Mahoma qui assure que l'incendie n'aurait aucun impact sur le referendum du 30 juillet prochain. « Le processus électoral se poursuivra suivant le calendrier arrêté. Chacun est libre de s'exprimer dans les urnes par un oui ou un non. Nous mettons, par ailleurs en garde contre toute tentative susceptible de déstabilisation ».

 

Ces derniers temps le pays est confronté à ce phénomène d'incendie dont l’origine reste inconnue du moins pour le grand public. Notamment la voiture de fonction du commissaire général au plan, et celui du vice-président de l'assemblée nationale. Et derniers incendies en date, celui de la Trésorerie générale et de la Banque de développement des Comores (Bdc).

 

Maoulida Mbaé

 


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