C’est la 3e fois depuis le mois de mars que la Cour suprême annule l’élection du maire de la capitale. Excédé, le ministre de l’intérieur a pris le contrepied de la Cour en décidant de maintenir à son poste le maire élu, issu du parti Orange dont le président d’honneur n’est autre que lui, ministre.
Le pot de fer contre le pot de terre. Lundi 5 octobre dans la journée, le ministre de l’intérieur Mohamed Daoudou alias a pris un arrêté qui n’est ni plus ni moins qu’un défi à l’État, à travers la Cour suprême, la plus haute juridiction nationale. Dans son courrier adressé au « maire » de la capitale, Mohamed Daoudou a confirmé que son dauphin Hassan Mohamed Halidi, assisté de ses adjoints, reste à la tête de la mairie de la capitale « jusqu’au terme de leurs mandats de cinq ans (Sic) ».
Par ce courrier dont des duplicatas sont adressés aussi bien aux chancelleries qu’aux gouverneurs des îles, le ministre de l’Intérieur semble alerter l’opinion que cette fois, il met son parti Orange en ordre de bataille. En effet, deux jours plus tôt, samedi 3 octobre, la Cour suprême avait rendu une décision annulant pour irrégularités le scrutin du 4 septembre, à l’issue duquel Hassan Mohamed Halidi a été déclaré élu maire par la Commission électorale. Ce qui n’était, rappelons-le, qu’une victoire provisoire, dans la mesure où la Cour n’avait pas encore dit son dernier mot. Au lieu de s’y soumettre, le Parti Orange décide de fouler aux pieds la décision de la Cour, ce qui pourrait n’être sans conséquences.
« Nous avons avalé des couleuvres et des couleuvres. Maintenant, advienne que pourra mais il n’est pas question de laisser la Cour suprême et ses suppôts faire de nous des marionnettes. L’élection du 4 septembre est la toute dernière. Il n’y en aura pas d’autre. La recréation est terminée », réagit, à chaud, ce cadre du parti Orange que nous avons contacté au téléphone.
Pour rappel, Hassane Mohamed Halidi avait déjà été élu maire le 19 mars. Contestée par la liste Moroni Pour Tous, son élection fut invalidée par la Cour suprême. D’où la reprise du 24 juillet, laquelle a vu Hamid Jaffar, qui avait pris le flambeau de la liste du Parti Orange, devenir maire de la capitale, et ce jusqu’au 26 aout que la Haute juridiction a, de nouveau, annulé le scrutin.
Andjouza Abouheir
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