Après plusieurs mois sans maire légitime, les conseillers municipaux de Mitsamiouli Nyumakomo demandent aux autorités compétentes notamment, le ministère de l’intérieur, le gouvernorat de Ngazidja et les organes en charge des élections l’organisation d’une élection dans les plus brefs délais.
Cinq mois depuis la mort de Mohamed Mfoihaya, maire de la commune de Mitsamiouli Nyumakomo, la commune fonctionne en intérimaire. Jusqu’à maintenant, une nouvelle élection n’a pas eu lieu pour élire son remplacement. Selon l’article 28 de la loi sur la décentralisation, il est stipulé clairement qu’« en cas de vacance du siège du maire, ses fonctions sont provisoirement exercées par l'un des adjoints au maire, dans l'ordre de préséance. Le vote pour le remplacement du maire doit intervenir dans les quinze jours qui suivent la vacance ou la démission du maire. Le Conseil est alors présidé par son doyen d'âge pour procéder au renouvellement intégral du bureau. En cas de déchéance, de démission ou de décès d'un membre du Bureau du Conseil, il est procédé à son remplacement par voie d'élection à la plus prochaine réunion du Conseil municipal » lit-on dans ladite loi.
Face à un délai qui dépasse largement les quinze jours, les conseillers municipaux de cette commune révoquent le maire assurant l’intérim. Ils demandent par ailleurs aux autorités compétentes notamment le ministère de l’intérieur, le gouvernorat de Ngazidja, la CENI et la Cour Suprême d’organiser dans les meilleurs délais des élections du nouveau bureau exécutif de la commune. « Après une concertation avec les conseillers et les chefs de villages dans une réunion tenue le 26 février, on a pris la décision de révoquer celui qui assure l’intérim. Nous ne pouvons plus attendre car nous avons dépassé largement la date légale », souligne Faiz Moindjie, un des conseillers.
Ce dernier montre que la commune ne bénéficie de rien comme ce fut le cas des autres communes. « Nous implorons le ministre de l’intérieur de tenir compte de nos doléances pour le développement de la commune de Nyumakomo », insiste-t-il, avant de préciser que « sans ces élections, la commune ne pourra pas bien fonctionner ». En tout cas, une réunion a eu lieu hier mercredi 03 mars au ministère de l’intérieur pour échanger sur cette question.
Andjouza Abouheir
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