Le mouvement politique « Nari djidjuse », qui se réclame de l'opposition va répondre à l'appel au dialogue prôné par le président de la République. Selon Said Youssouf, le leader de ce mouvement, tout se règle par le dialogue.
Un nouveau mouvement politique est né, il regroupe des jeunes qui ont servi pendant très longtemps des grandes figures de l'opposition. Il est s’est choisi comme leader Saïd Youssouf alias « C'est fini ». Ce dernier a organisé une conférence de presse samedi 11 décembre dernier non seulement pour officialiser le mouvement « Nari djidjuse » (levons-nous) mais aussi pour lancer un défi à l'opposition. Très osé, il réclame à la télévision nationale un débat politique face à un opposant qui refuse le dialogue. « La politique de l'opposition doit changer de stratégie. Depuis des années, les Comores ont connu des transformations constitutionnelles mais jamais une stabilité politique. Ce qui veut dire qu'aucune des réformes constitutionnelles n'a jamais réussi à apporter la paix politique entre le pouvoir et l'opposition. Ces clivages politiques entraînent des régimes de vengeance et sèment la haine dans la population », dit-il.
Et d'ajouter que : « Le pays a beaucoup de blessures morales et politiques qui ne peuvent cicatriser par des simples pansements ou sparadraps. La vie nous apprend que pour alléger ses peines, il faut les partager. De la discussion jaillit la lumière. Le degré des crises sociopolitiques qui altèrent le pays est très élevé que pour trouver des solutions, il faut s'asseoir pour parler ».
Devant la presse, Saïd Youssouf regrette que l'opposition refuse de dialoguer avec le président Azali car il le qualifie d’insidieux. « C'est triste de comprendre que nous opposition n'avons pas des politiciens capables de vaincre le président mais la seule façon d'éviter de tomber dans le piège d'Azali est de ne pas répondre à son appel. Acceptons de dialoguer et trompons le président cette fois-ci », appelle-t-il.
Selon lui, la guerre ne s'arrête pas par les armes mais par le dialogue. « Allons écouter et proposer. Sauf si pour sortir le pays de son gouffre, quelqu'un voit une autre issue que le dialogue. Je sais que les Comoriens ont un état d'esprit différent et des préjugés. On commencera à m’accuser d’être déjà acheté. Je le jure, je me reconnais opposant. Mais mon sens d'opposition est constructif. Capable d'apporter des solutions aux problèmes qui touchent le pays », souligne-t-il.
« C'est cette politique de résoudre les crises politiques du pays par la voie du dialogue qui m'anime et qui pousse notre mouvement à soutenir l'idée de s'asseoir autour d’une même table pour parler. Sur la dictature dont l'opposition parle, il ne faut pas qu'elle prime au sein de l'opposition. Telle figure de l'opposition refuse le dialogue mais n'a pas le droit de stopper un autre opposant qui veut guérir le mal du pays par le dialogue. Car c'est là, la dictature », conclut-il.
Nassuf Ben Amad
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