La Gazette

des Comores

Le parti Ulezi entend défendre ses propositions au dialogue national

Le parti Ulezi entend défendre ses propositions au dialogue national © : HZK-LGDC

À quelques jours de l’ouverture du dialogue national, le chef du parti Ulezi favorable à l’initiative du président Azali, a rendu publiques ses propositions. Il entend défendre les sujets fondamentaux, notamment une justice équitable, la lutte contre la corruption, la sécurité, etc.


C'est dans son village natal, Chezani dans la région de Mboikuwu, que le leader du parti Ulezi a lancé mardi 22 février son appel à soutenir le dialogue inter-comorien ouvert hier lundi. Dans la foulée, Natuk Mouzaoir a expliqué que ce dialogue a pour but de mettre un terme aux différends pour un pays uni et soudé. Il a rappelé qu’en mars 2021, le parti Ulezi a sollicité au chef de l’Etat une reprise du dialogue inter-comorien pour la réconciliation nationale. « Nous avons adressé une lettre au chef de l’Etat pour un appel à l'unité nationale. Ce n'était pas facile car tous les opposants ainsi que le gouvernement ont cru que nous avions une arrière-pensée. Nous appelons le peuple comorien à comprendre que seule la discussion entre nos partis et les gouvernants est la solution pour installer la paix. C’est notre porte de sortie vers le développement », lance-t-il.

En se voulant franc et persuasif, le conférencier est revenu sur la thématique proposée au dialogue. Selon lui, c’est une chance que le chef de l’état ait mis en avant la question des élections. Car cela veut dire qu’il a compris l’origine du problème. « Depuis le 24 mars 2019  nous avons compris que les élections ont été bafoués et les protestations de la population restent inaudibles. C’est une victoire car cela veut dire que le chef de l’Etat a admis enfin ses torts. Donc nous devons nous en réjouir en tant qu’opposants. Je suis bien d’accord que la question soit discutée dans le fond et la forme », soutient-il.  

Le parti a dévoilé ses propositions pour cet appel à la paix comme la question de la justice, la corruption, la sécurité, etc. « Il nous est impossible de parler de paix sans une justice équitable pour la population. Et nous devons lutter contre la corruption pour le développement socio-économique du pays. La sécurité de la population doit constituer notre centre d’intérêt. Nous devons donc définir les missions du militaire pour qu’il comprenne que sa mission est de protéger et non d’opprimer », a-t-il martelé.

Andjouza Abouheir

 


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