Après demain, les électeurs comoriens sont appelés à choisir leurs représentants (députés) pour les cinq prochaines années. Trente trois députés seront élus sur les trente-trois circonscriptions que compte le pays, en attendant le vote de la diaspora, repoussé sans cesse aux calendes grecques. Si tous les élus se valent, Moroni reste toujours un enjeu majeur qui polarise le débat public.
Jamais une élection législative dans la capitale n’aura suscité autant d’enjeu, mais surtout beaucoup d’incertitude sur l’issue finale de ces élections. Dimanche 12 janvier prochain aux alentours de 20h00, les comoriens et les moroniens auront certaines indications sur l’issue en attendant les résultats provisoires et définitifs. Pour son dernier grand meeting, la candidate, Charifa Abdallah Said Omar avait réuni ses militants dans la célèbre place de Bangweni Mtsangani. Projection sur grand écran, une ambiance des grands jours et une place entièrement décorée en bleu blanc, les couleurs du parti au pouvoir.
Outre les militants qui se sont finalement présentés en masse après un retard à l’allumage, ce dernier rendez-vous pour la candidate numéro 1 a vu la participation de nombreux cadres CRC, dont le directeur de campagne au niveau national, Soilihi Mohamed Djounaid, Sitti Farouatta Mouhidine l’ancienne gouverneure de l’Ile et surtout la première dame, Ambari Daroueche. Ferme sur ses principes depuis le début de campagne, Charifa Abdallah a encore une fois appelé à prioriser le secteur éducationnel. « Si vous me donnez la chance nous allons faire en sorte que les lois de ce pays renforcent le secteur de l’éducation en mettant sur le même pied d’égalité dans le droit, l’école laïque et l’école coranique », a-t-elle lancé.
Jamais dans l’excès ni dans la démagogie électoraliste, elle a appelé les femmes à se mobiliser davantage pour prendre leur destin. « Nous pourrons être sept députés dans la prochaine assemblée soit 30% des élus. Certes, ce n’est pas la majorité, mais ça sera plus que dans n’importe quelle législature », a-t-elle fait remarquer. C’est pourquoi, elle a appelé les hommes à aller voter en masse. « Dans le passé, nous vous avons beaucoup soutenus, il est temps que vous nous rendiez l’ascenseur.» La tête de liste de la CRC aux élections communales, l’ancien secrétaire général du ministère des affaires étrangères, Mohamed Ahamada Assoumani a appelé les cadres de la capitale à soutenir la nouvelle génération de politiciens. « Il faut qu’on cesse les coups bas entre nous, soyons solidaires et soutenons nos jeunes qui commencent à émerger comme nous avons été soutenus par nos ainés, les Abbas Djoussouf, Mouzawar Abdallah et autre Ali Mroudjae. » Le haut fonctionnaire fait référence apparemment à une guerre de tranchée qui ne dit pas son nom, entre les soutiens du pouvoir dans la capitale qui ne cessent de se mettre des bâtons dans les pieds, chacun voulant attirer les faveurs du prince.
Imtiyaz
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