Malgré les conditions météorologiques exécrables et le manque d’intérêt qu’a suscité ce premier tour des élections législatives, les électeurs de la deuxième ville du Bambao se sont mobilisés dimanche 12 janvier. Dans le Bambao ya dju habitué aux mauvaises conditions climatiques (pluie et fraicheur), les électeurs n’ont pas boudé les urnes, spécifiquement ceux de Mkazi. Une bonne chose pour la vitalité démocratique, sommes-nous tentés de dire.
C’est l’arbre qui cache la forêt, face au peu d’engouement et de mobilisation sur l’ensemble du pays. En attendant les chiffres de la participation qui ne devraient pas être terribles, la capitale du Bambao ya Dju a fait son devoir, celui de se rendre aux urnes pour l’élection du député de la 21e circonscription. A 10 heures, la plupart des neuf bureaux de vote de la localité avaient déjà atteint 40% de votants. Par exemple au bureau numéro 7, où nous avons pu discuter avec certains membres, la majorité des électeurs avaient déjà glissé le bulletin dans l’urne. « Les opérations électorales se déroulent dans une bonne ambiance et actuellement on est déjà à plus de 300 électeurs qui ont voté », nous a confié, Ibrahim Adam Issouf, le président du bureau.
Des propos confirmés par les autres membres du bureau de vote à l’exception du mandataire de Djohar Youssouf, le candidat du parti Orange. S’il ne remet pas en cause la tranquillité des opérations électorales, il a émis une réserve auprès du président sur le vote des personnes âgées. « J’ai fait remarquer au président que certains membres du bureau donnaient carrément des consignes aux personnes âgées en appuyant leurs doigts sur la photo du candidat du parti au pouvoir (Daniel Ali Bandar Ndlr) nous a confié, Youssouf Ahmed. Dans le bureau numéro 09 où l’on comptabilise 428 électeurs, là c’était la désertion. Si les électeurs se sont déplacés, les membres de bureau de vote étaient aux abonnés absents, du moins en ce qui concerne les deux assesseurs et le mandataire du parti Orange.
Ce constat de l’absence des membres de bureau, nous l’avons constaté partout où nous nous sommes rendus. Si cela n’a pas d’incidence majeure sur le déroulement des élections, elle confirme les inquiétudes d’une élection « jouée à l’avance », qui a eu comme effet de décourager même ceux qui ont fait la formation de se déplacer pour assurer le bon déroulement des élections. A Mvouni au contraire, les électeurs n’étaient pressés de se rendre aux urnes. Dans les bureaux 1 et 3 (470 et 452 électeurs), c’est à peine si on avait atteint les 15% de participation à 12h00. Fief de l’ancien directeur général de Comores Telecom et ministre des Finances, Said Ali Chaihane, la cité universitaire a du mal à faire le deuil de l’éviction de leur enfant, qui fut parmi les grands soutiens du président Azali.
Imtiyaz
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