La Gazette

des Comores

L’opposition campe toujours sur sa position de boycott

L’opposition campe toujours sur sa position de boycott © : HZK-LGDC

A 10 jours de l’ouverture du dialogue national, le Font commun de l’opposition campe toujours sur sa position de boycott. Ils sont déterminés à ne pas prendre part à ce rendez-vous initié par le chef de l’Etat Azali Assoumani.


Quelques jours après la sortie médiatique des lieutenants de Mouigni Baraka à Hahaya, qui ont confirmé leur participation au dialogue inter-comorien, prévu pour le 28 de ce mois, la coalition de l’opposition reste déterminée dans son rejet de cette grande messe tant que le pouvoir ne se résoudra pas à satisfaire un certain nombre de préalables, notamment la libération des prisonniers politiques. « Nous l’avons déjà dit, nous n’allons pas participer à ce dialogue, s’il avait respecté les assises, aujourd’hui nous n’allions pas nous retrouver sur cette question de dialogue, qui est d’ailleurs un monologue. Pour ceux qui disent que l’union de l’opposition a perdu sa grandeur, nous leur disons aujourd’hui que non », lance dans la foulée Ahmed Barwane, avant d’ajouter que « le Président est en campagne à l’extérieur pour tenter de retrouver une place à l’extérieur ».

 

Cette union de l’opposition a tenu à riposter au tout nouveau « mouvement pour le renouveau de la démocratie aux Comores ». Les mauvais souvenirs resurgissent toujours, il semble que certains font mine d’un semblant. « Nous n’avons pas oublié ce qui s’est passé lors des assises nationales (2018) et nous n’allons pas non plus nous présenter dans une mascarade de  dialogue. Dans un document de plus de 400 pages, seules deux propositions ont été prises en compte. Donc ils savent que c’est un mensonge. L’opposition est connue, et nous n’allons  pas nous présenter dans un dialogue », avance Ibrahim Abdourazak Razida. Ce dernier tient à clarifier que pour l’instant l’enjeu n’est pas de sécuriser les élections de 2024. « Les élections, c’est une autre question et nous nous n’en sommes pas encore là pour l’instant. Nous n’allons pas prendre part à ce dialogue et pour répondre, nous estimons que le mandat d’Azali a pris fin le 26 mai 2021. Donc pour nous, les élections peuvent se faire même demain », dit-il.

                                     

Interrogé si l’ancien gouverneur fait toujours partie de cette coalition, le porte parole du Front a expliqué que Mouigni Baraka fait cavalier seul mais avec le même mécanisme que celui dudit mouvement. « Il n’a pas retiré sa signature dans le Front commun, mais il a d’autres stratégies. Une chose est sure, nous avons le même objectif et même mécanisme. D’ailleurs récemment lors d’une réunion avec la délégation des Nation Unies, il était avec nous », tente de rassurer Abdou Boina.

 

Andjouza Abouheir

 


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