La Gazette

des Comores

L’opposition se dirige-t-elle vers une bérézina ?

L’opposition se dirige-t-elle vers une bérézina ? © : HZK-LGDC

Le spectre d’une bérézina en 2024 risque de se reproduire pour une opposition toujours en quête de la bonne stratégie pour stopper la course du président Azali Assoumani à Beit Salam. Entre appel au boycott et participation sous conditions aux prochaines échéances électorales, l’opposition semblait hésitante. La déclaration du Front commun en réponse au dernier discours à la nation du chef de l’Etat n’est pas de nature à dissiper la crainte d’un nouveau blocage politique, au regard des préalables posés par l’opposition.


A quelques mois des échéances électorales, l’opposition qui tente de fédérer les multiples composantes et courants, se cherche la bonne stratégie pour contrer le président Azali Assoumani  qui ne laisse aucun ombre de doute sur sa candidature à sa propre succession à Beit-Salam. Pour y parvenir, le chemin est long, sinueux pour une opposition pris au piège sur les nombreux fronts ouverts par le locataire du palais de Beit Salam entre autres – sa légitimité – le dialogue national – la présidence de l’Union Africaine et auxquels, elle se laisse involontairement enfermer.

Après la lettre adressée par l’opposition au président de la République, président en exercice de l’UA,  lui reconnaissant de facto une légitimité qu’elle a longtemps combattu et la réponse donnée par ce dernier qui s’est montré ouvert au dialogue, l’opposition renoue avec ses errements stratégiques du passé, face au président Azali Assoumani.

Dans une déclaration en date du 25 mars 2023, le Front commun élargi des forces vives signataire de la lettre adressée au chef de l’Etat, dans laquelle il a soumis des préalables pour sa participation aux prochaines échéances électorales, rétropédale en déclarant qu’il ne sera jamais disposé à participer à un dialogue ni répondre à une invitation quelconque de la part du président Azali Assoumani.

« Le front commun élargi contre la dictature reste inflexible sur sa demande d’application des mesures préalables à toute ouverture de pourparlers. Il rappelle donc au colonel Azali Assoumani qu’aucune concession ne lui est faite sur la libération de l’ex-président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, de l’ancien vice-président Mohamed Ali Soilihi, du gouverneur Salami Abdou, de l’ancien vice-président de l’assemblée nationale Ibrahim Mhoumadi Sidi et tous les autres nombreux détenus politiques qui gisent dans les geôles du dictateur Azali Assoumani », note la déclaration dont le ton a radicalement changé la donne aux yeux des observateurs politiques.         

Maoulida Mbaé

 


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