La Gazette

des Comores

Mort du major Hakim Bapalé : Le gouvernement s’engage à faire toute la lumière

Mort du major Hakim Bapalé : Le gouvernement s’engage à faire toute la lumière © : HZK-LGDC

Dans un communiqué lu devant les médias samedi en début d’après-midi à Anjouan, le gouvernement s’engage à « poursuivre » les coupables de cette disparition « tragique ».


Un appel au calme, c’est le moins qu’on puisse dire du communiqué du gouvernement publié samedi, pour tenter d’éteindre la vive colère de la population. Laquelle colère est née suite au décès d’un officier de l’armée à la retraite dans une caserne à Anjouan, où il était détenu suite à une arrestation pour soupçon de tentative de déstabilisation. Son enterrement précipité, dans la nuit à Mirontsy, a aussi contribué à jeter de l’huile sur le feu.

 

Contrairement à la version qu’avait tenté de véhiculer le directeur de cabinet du chef de l’État, chargé de la défense, le porte-parole du gouvernement a préféré regarder avec lucidité la situation potentiellement explosive et reconnaitre que l’enterrement, le premier, avait eu lieu « dans des circonstances et conditions particulièrement troubles ». « Ainsi, une enquête a été ouverte aussi bien au niveau de l’armée nationale de développement, que du parquet de Mutsamudu pour élucider les circonstances de cette mort tragique et déterminer les responsabilités des uns et des autres », devait annoncer Houmed Msaidie, devant les médias samedi en début d’après-midi à Anjouan.

 

Après avoir présenté ses condoléances à la famille éplorée ainsi qu’à l’ensemble des Comoriens, le gouvernement qui se dit « profondément ému et affligé par cette tragique disparition », « condamne avec la plus grande fermeté les circonstances inquiétantes qui entourent l’enterrement suivi de l’exhumation du corps du regretté ». Et « s’engage à tout mettre en œuvre pour que les premiers éléments d’investigations soient rendus publics aussitôt qu’ils seront disponibles, et pour que tout responsable d’acte répréhensible, que ce soit de l’armée ou de la population soit poursuivi afin que justice soit rendue au défunt et que de tels actes ne puissent plus se reproduire dans le pays ».

 

Dans notre édition du vendredi 9 avril, le directeur de cabinet du chef de l’État, chargé de la défense, avait quant à lui affirmé que le militaire en question était « mort d’un malaise » et qu’il était enterré dans des conditions « dignes », alors que ce qui a été découvert après l’exhumation du corps par la famille du regretté jeudi en début de soirée, ne corrobore pas avec cette version. En effet selon les témoins oculaires, les chiromani (tissu local) dont a été recouvert le corps étaient « trempés de sang », et le crane « fracassé ». Des escarmouches avaient eu lieu entre militaires et civils, ce soir-là. Nous avons appris de source autorisée que « des têtes vont tomber » au sein de l’armée.

 

A.O Yazid

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.