La Gazette

des Comores

Mouigni Baraka « sera candidat aux élections de 2024 »

Mouigni Baraka « sera candidat aux élections de 2024 » © : HZK-LGDC

Dans une conférence de presse, le bureau politique du RDC annonce que leur leader Mouigni Baraka Said Soilih sera candidat aux élections présidentielles de 2024. C’était l’occasion pour le bureau de s’exprimer sur l’actualité du pays.


Si les autres membres ont tourné le dos à Mouigni Baraka, d’autres s’affichent pour annoncer sa candidature aux élections présidentielles de 2024. Les conférenciers ont profité de cette occasion pour parler des problèmes socio-économiques, l’insécurité et la cohésion sociale ainsi que la question de la diaspora. Selon eux, le gouvernement actuel ne fait qu’empirer les conditions de vie de la population. « Avant tout, il faut rappeler le lien de cette conférence. Le 26 mai était hier. Si le colonel Azali n’avait pas changé la constitution, le président d’Anjouan aurait fêté sa première année de mandat. Mais, ce n’est pas le cas malheureusement », rappelle Mohamed Tchiss, secrétaire général du RDC. 

Selon Abdillah Ahmed, le passage du cyclone Kenneth, l’arrivé du Covid19, et maintenant la guerre en Ukraine ont fait que l’économie mondiale a basculé et reconnait par ailleurs que partout dans le monde, il y a la flambée des produits, sauf que les autres pays font en sorte de faciliter la vie des citoyens lambda. « Dans notre pays, c’est le contraire. Le gouvernement ne fait qu’empirer la situation. Même la population ne voit pas la couleur de l’argent des aides. Je vous rappelle que les 22 milliard d’aide octroyés au pays dans la crise sanitaire de covid19, ne sont pas donnés à la population ni aux opérateurs économique, ni aux responsables des hôtels impacté par le covid19. Personne n’a bénéficié à part le gouvernement. C’est regrettable. Et la vie devient de plus en plus chère dans notre pays », regrette Abdillah Ahmed, ancien directeur des impôts à l’époque de Mouigni Baraka.

Sur la question de l’énergie, il a montré qu’il est temps de se pencher sur le fioul lourd et à l’énergie renouvelable. « L’Etat ne peut pas chaque fois donner des milliards de nos francs à un proche pour aller acheter des groupes électrogènes qui ne sont pas neufs. C’est inadmissible que chaque nouveau directeur achète des groupes. C’est de l’arnaque », dit-il, avant d’ajouter que « l’économie du pays ne peut pas se développer sans l’électricité, il faut vite changer le système des groupes électrogènes qui ne sert qu’à enrichir les directeurs de la Sonelec et membres du gouvernement ».

Quant à l’ancien adjoint au maire d’Itsadra Hassani Mohamed il se focalise sur l’insécurité et la cohésion sociale du pays. « Ce que nous vivons aujourd’hui fait peur, et si on répète à chaque fois la paix cela signifie qu’il y a un problème. Beaucoup des jeunes sont au chômage, d’autres vont terminer à l’Université et on en aura encore plus. Les jeunes sont dans le désarroi, ils ont perdu espoir, ce qui les pousse à faire n’importe quoi », lance-t-il.

Nassuf Ben Amad

 


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