La Gazette

des Comores

Politique / La mouvance présidentielle nie toute restriction des libertés

Politique / La mouvance présidentielle nie toute restriction des libertés © : HZK-LGDC

24h après la mise en garde de l'Onu au gouvernement comorien en matière de respect de l'État de droit et des libertés, la majorité présidentielle monte au créneau et nie toute restriction des libertés. Dans un point de presse tenu hier jeudi, les leaders de la mouvance accusent l'opposition de semer le trouble.


La mouvance présidentielle nie toute restriction des libertés individuelles dans le pays. Une réponse à peine voilée à la mise en garde de l'Onu qui exhorte les autorités comoriennes à respecter l'État de droit et les libertés, dans une déclaration faite par le porte-parole du secrétaire général l'Onu. « Je ne dis pas que tout est rose dans le pays en ce qui concerne les libertés. Mais nous nous approchons vers un État de droit. En témoigne, le fait qu'il n'y a en prison aucune personne condamné par un délit d'opinion », a déclaré Me Said Larifou leader du parti Ridja membre de la mouvance présidentielle.

 

Même son de cloche pour Mohamed Chature de la Crc, le principal parti au pouvoir pour qui la presse témoigne par la diversité des articles publiés, la liberté d'expression. « Comment peut-on dire que l'opposition est bâillonnée au moment où elle investie les régions pour tenir des réunions et autres rassemblements politiques », fait-il observer. Ce directeur de la société comorienne des hydrocarbures (Sch) convaincu d’une tentative de l'opposition à jouer le trouble en voulant dit-il, dresser la population contre le gouvernement.

 

A l'en croire, le tohu-bohu de l'opposition est un « stratagème pour détourner les comoriens des vrais enjeux actuels, notamment le référendum constitutionnel, la mise en oeuvre des recommandations des assises nationales et surtout l'enquête sur la citoyenneté économique ». Pour le patron du parti Ridja le « referendum est un respect des vœux des comoriens qui se sont exprimés lors des assises nationales. Il demande par ailleurs de dissocier entre referendum et enquête sur la citoyenneté économique qui d'après lui, est un dossier économique « jusqu'à ce que le délit soit qualifié par la justice ».

 

Et de poursuivre : « que l'on sache que ceux qui seront poursuivis dans le cadre de cette affaire ne seront pas poursuivis pour un délit d'opinion mais plutôt par un crime économique». Dr Sounhadje Attoumane, quant à lui, met en garde contre des « tentatives de manipulation dont certains qui veulent opposer Anjouan et le gouvernement ». Selon ce cardiologue converti en politique (ancien dirigeant du parti Juwa), certains membres de l'opposition inciteraient à l’insurrection surtout dans l'île d'Anjouan. « Salami doit se rappeler que nous avons chassé Mohamed Bacar par les armes. Nous avons donc tourné la page du séparatisme», a-t-il martelé, ajoutant que l'enquête sur la citoyenneté économique « est une affaire judiciaire et non pas une affaire d'anjouanais ».

 

Maoulida Mbaé

 


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