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Politique / Le Bambao derrière Azali aux législatives de 2020

Politique / Le Bambao derrière Azali aux législatives de 2020 © : HZK-LGDC

La coordination de la CRC de Bambao, a tenu une conférence de presse hier lundi. Présidée par Maoulida Mmadi Issihaka et Abdousalam Halidi, il a été surtout question de réaffirmer leur soutien au régime actuel et promettre de consolider leur base électorale en vue les échéances législatives et communautaires prochaines. La coordination a rappelé son rôle de l’investiture des candidats à la période de campagne durant les élections précédentes. Les conférenciers n’ont manqué d’évoquer les manifestations de la diaspora.


« La mission  que  notre grand frère Said Ali Chayhane nous a confiée est bien terminée le 26 mai. Maintenant, il est question d’accompagner le chef de l’Etat dans le développer du pays comme il dit », a lancé d’emblée Abdousalam Halid, membre de la coordination de la Convention pour le Renouveau des Comores de Bambao. Ce dernier affirme que sur ce point, la coordination comme tous ceux qui croient à l’émergence, va s’investir à fond pour faire décoller le pays. « On nous avait attribué une mission qui été un pari et nous l’avons accompli le dimanche dernier », a-t-il précisé. Pour avoir réussi cette tache qui n’a pas été facile, la coordination de la CRC de Bambao s’estime « heureuse ».

Sur les échéances législatives prochaines, Abdoussalam Halidi et les siens disent avoir choisi leur position. « Le Bambao reste toujours derrière les choix de la mouvance présidentielle dans ces élections », a-t-il soutenu. Pour lui, il n’y a aucun doute que « le Bambao est le fief d’Azali ». La coordination affirme avoir déjà entamé le travail pour être prête. « Nous avons commencé à travailler et d’ici 2020, nous serons prêts », a-t-il annoncé. Pour le Bambao, il suffit juste que les noms des candidats soient annoncés pour mettre les bouchées doubles.

Pour cette nouvelle ère annoncée des Comores émergentes, la coordination de Bambao veut être au rendez-vous. « Le pays a besoin de tout le monde de l’intérieur comme de l’extérieur. Chacun doit contribuer, pour rehausser le pays », a-t-il exhorté. Une sorte d’appel fait à la diaspora qui réclame le départ d’Azali, l’accusant de « hold-up électoral ». Abdoussalam les exhorte de « changer de musique » même s’ils ont, selon lui, le droit de manifester. « Ils peuvent manifester pour une bonne cause, sans être manipulé par l’opposition », a précisé de son côté Maoulida Issihaka.

« La diaspora est bien placée pour différencier entre manifestation citoyenne et manifestation politique. Admettons qu’il y a des choses qui ne vont pas. Mais, est ce qu’Azali n’a rien fait de bon ? » s’est-il demandé avant de préciser qu’il y a 10 ans, « ils avaient du mal à vivre. Pas de lumière, ni eau, ni route ». « Est-ce que c’est le cas à présent ? Pourquoi la diaspora n’est pas reconnaissante ? », s’est interrogé Maoulida Issihaka qui reconnait que manifester est un droit « mais pour des raisons valables sans être manipulé par l’opposition qui dénonce une dictature qui n’existe pas chez nous ».

Nassuf Ben Amad.

 

 


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