La Gazette

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Prison de Moroni : Kiki privé de visites

Prison de Moroni : Kiki privé de visites © : HZK-LGDC

La justice considère que l’ancien ministre de l’intérieur est « libre » depuis lundi après-midi, et ce malgré le fait qu’il reste toujours en prison.


Malgré la décision de justice rendue en sa faveur le lundi 13 mai, Mohamed Daoudou alias Kiki, ministre de l’intérieur d’Azali entre 2016 et 2021, refuse de quitter la prison, et pour cause. Selon ses proches, l’intéressé attend que lui soit notifié les « conditions » de sa liberté « provisoire » dont il a bénéficié. En effet, selon la même source, le document communiqué au mis en cause « ne comporte pas » ces obligations auxquelles « il est tenu d’observer ». Mais même si ces obligations étaient mentionnées, pas sûr que le leader du parti Orange aurait accepté de quitter la prison dans ces conditions. « Il veut une liberté sans conditions. Autrement, ça serait l’épée de Damoclès au-dessus de sa tête », poursuit notre interlocuteur. Conséquence de cette position du détenu, la justice a décidé de le priver de toute visite de ses proches. « La justice refuse d’autoriser quiconque à lui rendre visite. Même sa femme n’est pas autorisée. Ils disent qu’ils l’ont libéré depuis lundi », rapporte notre source. 

 

Kiki comme l’ensemble des candidats de l’opposition n’a pas reconnu la victoire d’Azali Assoumani à la présidentielle du 14 janvier. La Cour suprême a déclaré le candidat à sa succession réélu dès le premier tour avec plus de 57%. Il a été débouté après un recours déposé près la haute juridiction pour l’annulation desdits résultats. Devenu depuis une figure médiatique de l’opposition, Kiki a toujours affirmé dans ses déclarations qu’il y aura « plusieurs investitures » le 26 mai. Il a été arrêté le 30 avril et placé sous mandat de dépôt le 2 mai pour, entre autres, « mise en danger d’un agent de la force publique dans l’exercice de ses fonctions et propagande, déclaration et appel à un soulèvement populaire ».

 

Ses proches ne semblent pas regretter son inflexibilité, comptant sur la « accentuation de la pression de la communauté internationale » là où un proche de Beit-Salam jure qu’il s’agit d’une « initiative locale ». Plus tôt dans l’après-midi du lundi, l’ancien porte-parole de l’opposition Ibrahim Abdourazak alias Razida, et l’ancien préfet de la région d’Oichili Ismail Mmadi alias Obama, ont quant à eux été libérés.

 

Andjouza Abouheir

 

 

 


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