Pour faire triompher sa philosophie, Saïd Larifou, pense qu’il doit commencer par chez lui. Ce week-end, le président du parti Ridja était à Irouhé (Oiculili) pour une campagne de sensibilisation sur le thème de l’émergence. Pour lui, la politique d’émergence que prône le président Azali ne peut pas réussir sans une reforme de la Constitution, notamment la présidence tournante entre les îles de l’Union. Devant ses militants de Oichili, cet ancien candidat à la présidentielle de 2016 estime que ce système « de présidence tournante », instauré aux Comores depuis 2001, n’est pas de nature à favoriser le développement du pays.
Le président du parti Rassemblement pour une initiative de développement et une jeunesse avertie (Ridja) était en tournée dans la région d’Oichilili ce week-end. Said Larifou, a tenu à clarifier devant ses militants que « l’émergence », prônée par le chef de l’Etat « n’est pas un mirage. Elle peut devenir une réalité si et seulement si, tous les obstacles sont éliminés le plus vite possible »,
Cela fait déjà un an, depuis l’élection du président Azali Assoumani, qui prône «l’émergence », devenu son cheval de bataille pour reconstruire le pays. « Oui ! Certes, l’émergence, nous la soutenons, mais nous demandons des réformes institutionnelles et administratives», déclare Saïd Larifou, leader du parti Ridja à la place publique d’Irohé Oichili où il dit être chez lui, car charité bien ordonnée commence par soi-même », estime-t-il c’est pourquoi je commence par chez moi.
Battu aux dernières élections présidentielles, Larifou reconnait toutefois les efforts déployés par le chef de l’Etat qui, selon lui, a posé plusieurs actes significatifs démontrant une volonté de changement. Sous les applaudissements du public, il a cité entre autres : le secteur de l’énergie, le lancement de certains chantiers routiers, le projet de construction d’un hôpital national de référence ou encore la révision à la baisse de certains produits de première nécessité. « Je ne peux que saluer ces initiatives et apporter mon soutien à cette vision du chef de l’Etat»,
Par ailleurs, le projet d’émergence du président, pour Saïd Larifou, ne peut devenir réalité tant qu’on ne procède pas à des reformes institutionnelles d’envergure. Il exige notamment la reforme de la Constitution, pour mettre fin « définitivement à la question de tournante ». Après avoir terminé le cycle de cette tournante, « l’heure est arrivée de faire le bilan, qui conclue que ce système ne fait que plomber nos finances publiques au profit de certaines personnes », a-t-il martelé, en précisant qu’il ne soutient personne, mais « nous adhérons à cette vision de l’émergence des Comores ».
Ibnou M. Abdou
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