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Question de Mayotte Azali mise sur le haut conseil paritaire

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Question de Mayotte  Azali mise sur le haut conseil paritaire © : HZK-LGDC

Le président de la République Azali Assoumani mise beaucoup sur le comité paritaire sur la question de Mayotte qui empoisonne les relations diplomatiques entre les Comores et la France plus de 40 ans. C'est ce qui ressort de la conférence de presse qui a suivi l'entretien entre Hollande et Azali.


Le président comorien en déplacement officiel en France semble placer tout son capitale de confiance au comité paritaire franco-comorien mis en place par son prédécesseur Ikililou Dhoinine. Le haut conseil paritaire institué par la « déclaration de Paris sur l'amitié et la coopération entre la France et les Comores », signé le 21 juin 2014. Un cadre instauré pour trouver au final une solution aux drames humains qui surviennent sur le bras de mer qui sépare Mayotte et les trois autres iles sœurs de l’archipel.

Sur ce litige territorial vieux de 41 ans, le président comorien mise sur le dialogue direct avec l’ancienne puissance coloniale pour la simple raison que « le problème concerne deux pays », a-t-il dit. D'après-lui, il faudra tirer la leçon de ce qui s'est passé. Sur la question des solutions concrètes pour en finir avec les drames humains, le président Azali fait savoir que le problème à leur niveau est posé « et il y a une commission qui va nous faire une proposition concrète. Ce qu'on appelle une feuille de route », a-t-il indiqué, ajoutant qu'il fait confiance à ce comité paritaire avec des propositions que les deux parties verront comment les mettre en œuvre.

Dans cette conférence de presse il était aussi question de développement économique des Comores et comment ce pays peut profiter de la position de la France, étant une puissance mondiale. Une question qui a été discutée dans plusieurs cadres selon le président comorien. « On a discuté de développement dans le cadre bilatéral entre les Comores et la France mais aussi le cadre multilatéral avec l'Union Européenne mais également dans celui de la Commission de l'océan indien. Dans tous ces cadres on attend l'accompagnement de la France et aussi il y a beaucoup d'organisations où la France est membre influant », a-t-il déclaré. 

Et lui de continuer : « on a des potentialités dans le pays que ce soit dans l'agriculture, dans la pêche, dans le tourisme (…) et si on nous accompagne on peut devenir un pays émergeant et cela peut résoudre beaucoup de problèmes ».

 

Maoulida Mbaé

 


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