Mohamed Soulaïmana, l'ambassadeur des Comores en France a été convoqué au Quai d'Orsay lundi dernier, suite à l’intransigeance de son pays d’accueillir les refoulés de Mayotte. Une convocation qui sonne comme de la réciprocité après la convocation par le ministère comorien des affaires étrangères du chargé d'affaire de l'ambassade de France à Moroni le 16 mars dernier.
L'ambassadeur des Comores en France a été convoqué au ministère français des affaires étrangères. Une convocation, d'après la diplomatie française, motivée par le refus de son pays d'accueillir les refoulés de l'île de Mayotte secouée par une crise sociale sans précédent. Il « a été rappelé » à Mohamed Soulaimana « la grave préoccupation quant aux conséquences pour Mayotte des mesures notifiées la semaine dernière par les autorités comoriennes », indique le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères dans un communiqué de presse électronique. Le Quai d'Orsay qui appelle de nouveau à la « levée immédiate » des mesures empêchant « le retour de ressortissants comoriens entrés irrégulièrement à Mayotte ».
La diplomatie française s'est également dit déterminée « à faire progresser la coopération régionale conformément aux orientations fixées lors du dernier comité interministériel pour la coopération internationale et le développement, dans l’intérêt mutuel de la France et des Comores ».
La convocation sonne comme une mesure de réciprocité, après la convocation le 16 mars dernier du chargé d'affaires de l'ambassade de France à Moroni. « Le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Souef Mohamed El-Amine, a convoqué le samedi 17 mars à 16h 00 la Chargée d’Affaires de l’Ambassade de France aux Comores (en l’absence de l’ambassadrice) au sujet de la situation qui prévaut à Mayotte », peut-on lire.
Le chef de la diplomatie comorienne a demandé « aux autorités françaises, qui administrent aujourd’hui l’île, et ce en violation du droit international, de veiller scrupuleusement à la sécurité des citoyens comoriens, quelle que soit leur origine insulaire (Anjouan, Mayotte, Mohéli ou Grande Comore) ».
Souef Mohamed El-Amine qui a condamné fermement « l’attitude de certains élus et responsables français dont le député Mansour Kamardine qui, par leurs déclarations, jettent de l’huile sur le feu au lieu d’œuvrer pour la recherche d’une solution juste et durable ». Et lui de faire part « de la disponibilité du Gouvernement comorien à travailler de concert avec les autorités françaises dans un dialogue franc et constructif, pour préserver la paix et la sécurité, menacées sur cette partie du territoire national ».
A noter qu'à Mayotte les effets de la crise se font sentir dans le quotidien des habitants de cette île, empoisonnant les relations entre les Comores et la France. Mais également, la monté des actes de violence dont sont victimes, surtout, les comoriens des autres îles. Déjà des voix s’élèvent pour dénoncer les actes de violence. A l'exemple du communiqué de presse publié par la CGT Educ’action Mayotte condamnant les « exactions honteuses et les violences (…). Dénonçant au passage, ces agissements et exprime sa solidarité vis-à-vis de ces familles ».
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