La Gazette

des Comores

Sambi écrit au chef de la diplomatie des Emirats / La lettre qui provoque la colère de Beit-Salam

Sambi écrit au chef de la diplomatie des Emirats /  La lettre qui provoque la colère de Beit-Salam © : HZK-LGDC

L'ancien président de la République Ahmed Abdallah Mohamed Sambi même placé en résidence surveillée, continue de hanter le gouvernement. Dernier acte en date, la lettre qu'il aurait adressée au chef de la diplomatie des Émirats Arabes Unis, dans laquelle, il dit, entre autre, être victime de son influence politique et craindre pour sa vie. Une missive qui ne tardera pas à provoquer la colère, semble-t-il, de Beit-Salam.


Même soumis à une situation la plus restrictive, l'ancien chef de l'État, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi continue de hanter le régime. La lettre qu'il adressée le 19 mai dernier au ministre des affaires étrangères des Émirats Arabes Unis, Sheikh Abdullah Bin Zayed Al-Nahyan, aurait provoqué la panique de Beit-Salam. Dans cette missive qui n'a pas été datée et qui a été largement partagée dans les réseaux sociaux, l'ancien rais dit être placé en résidence surveillée « sur des fausses allégations de corruption ».

 

Sambi pense que les allégations dont il dit faire l'objet auraient des motivations politiques pour avoir, dit-il, dénoncé la décision du président de la république de suspendre la Cour Constitutionnelle et le projet de révision de la Constitution. « Honorable Ministre, au moment où j’écris cette lettre les mesures de sécurité ont été annulées et j’ai des raisons de croire que ma vie est menacée. Évidemment, le Président actuel voit mon influence politique comme seul obstacle à son encontre et à son plan sur le référendum, ainsi de se représenter à un nouveau mandat », a-t-il écrit, rappelant au passage le film des événements depuis son retour à Moroni après un long séjour à l'extérieur.

 

Honorable Ministre, par cette lettre je tiens à vous informer, membre du gouvernement de la Ligue « Arabe et de la Communauté Internationale, que la situation politique actuelle en Union des Comores est dans une tourmante, ma vie est en danger, et la vie de chaque comorien aussi d’autant plus que le président et le gouvernement essaient de réduire tout le monde au silence, ceux qui essaient de communiquer ou de me soutenir publiquement ont été emprisonnés sur de fausses charges », a-t-il souligné, tirant la sonnette d'alarme.

 

La réaction de la présidence de la république ne se fera pas attendre. Le palais de Beit Salam tentera par un communiqué de presse dont l’authenticité reste à vérifier, de nier dans un premier temps que le président d'honneur du parti Juwa serait privé de liberté. « L'ancien président ne souffre d'aucune restriction de liberté et encore moins d'assignation à résidence. Par ailleurs, en tant qu'ancien chef de l'État, l'État comorien veille à sa sécurité et à mis à sa disposition une garde rapprochée chargée de sa protection », lit-on dans ce communiqué de presse qui a été partagé aussi dans les réseaux sociaux.

 

« Cependant les nombreuses attentes à l'ordre public provoquées par ses différents agissements (jets de pierre sur les forces de l'ordre, manifestations violentes, perturbation des cérémonies religieuses...), impose pour le maintien du bon social, le placement de l'ancien président en résidence surveillée », a-t-on noté, précisant que la liberté de mouvement de l'ancien chef de l'État dans l'île où il réside est maintenue. Du cosmétique, diront les observateurs politique de la place, pour masquer disent-ils la gêne pour un gouvernement dont son chef se rendrait le lendemain de la publication de cette lettre, à Abu Dhabi où il répondait justement à « l'invitation de la famille Al Nahyan, pour partager quelques jours de jeûne en compagnie du Prince héritier, le Sheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan », selon Beit-Salam.

 

Maoulida Mbaé

 


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