À Moroni, dans plusieurs bureaux de vote, les élections ont démarré dans une atmosphère marquée par la désorganisation, des retards et des tensions dans quelques bureaux.
Pour ce premier tour des élections législatives, la journée a été marquée par des dysfonctionnements liés à l’absence de certains membres des bureaux de vote. Les urnes ont généralement ouvert avec quelques minutes de retard dans la capitale. A la Coulée, bien que le matériel électoral ait été disponible depuis 06 heures 26mn, les opérations de vote n’ont débuté qu'entre 07 H 36 et 08 heures pour la majorité des bureaux, en raison de l'absence des membres des bureaux. Malheureusement, cette situation a été constatée dans plusieurs bureaux à Moroni, où certains membres étaient absents. Si certains bureaux ont fait preuve d’une organisation irréprochable, d’autres ont été marqués par des retards et des incidents mineurs, notamment à Iroungoudjani, Mtsangani, Badjanani et Hadoudja, où le scrutin s’est déroulé dans des conditions parfois controversées.
Entre ouvertures anticipées et retards liés à des absences ou des problèmes techniques, les élections législatives dans la capitale ont présenté un tableau contrasté. À Iroungoudjani, la journée a été marquée par des incidents et des imprévus. Retour sur une journée électorale mouvementée, sous l’œil des autorités et des observateurs mobilisés pour garantir la transparence du scrutin. À Iroungoudjani 1, un mandataire a été expulsé après avoir observé une tentative de manipulation des bulletins de vote par un électeur. « Je ne comprends pas la décision prise par le président de bureau, lui qui était censé préserver la transparence et éviter tout débordement », a expliqué le mandataire. Après cette intervention, le scrutin a repris normalement.
Au bureau 1 de Mtsangani, l’absence de certains assesseurs a retardé l’ouverture jusqu’à ce qu’un effectif minimal de trois membres soit réuni. « Une fois ces difficultés résolues, tout s’est déroulé sans problème », a confirmé le président du bureau. Aucun incident sur les listes électorales n’a été signalé. Malgré l'absence de deux membres sur cinq dans les bureaux 1 et 2 de Badjanani, le scrutin a débuté à 7h30 comme prévu. « Nous avons su gérer la situation grâce à la collaboration des électeurs et des mandataires », a déclaré le président du bureau 2.
À Hadoudja, le scrutin a commencé sous un ciel pluvieux, entraînant des retards dans plusieurs bureaux. « La pluie a perturbé la mobilité des membres, mais nous avons réussi à lancer les opérations dès que possible », a indiqué le président du bureau principal. À Mboueni, les opérations de vote, prévues de débuter à 7h00, ont occasionné un retard d'une heure dans certains bureaux. De plus, certains électeurs ne figuraient pas sur la liste électorale.
À Bacha, la situation au bureau N°1 était tendue. Les partisans du parti Orange se sont confrontés aux militaires et aux membres des bureaux de vote, ce dernier accusant des membres du bureau de tenter de « bourrer les urnes ». Des tensions ont éclaté. Il était 09 heures lorsque le PIGN a été appelé en renfort. Dans la foulée, un membre des bureaux de vote et le candidat du parti Sawuti Moroni Sud, Amir Mohamed, ont été interpellés par les forces de l’ordre. Ces derniers ont réussi à apaiser les tensions, et la situation est rapidement revenue à la normale.
Dans l'après-midi, à la coulée, des électeurs présents ont témoigné sous anonymat, affirmant que certains « membres du bureau cochaient des bulletins et les déchiraient pour bourrer les urnes après que le président ait expulsé arbitrairement l’assesseur numéro 3 membre du bureau de vote et le mandataire du candidat Fahardine Msahazi ». Malgré ces défis, l’ensemble du scrutin s’est globalement déroulé dans le calme.
Mohamed Ali Nasra
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