La confirmation récente d’une dizaine de cas de Mpox, communément appelée variole du singe, à Madagascar, île voisine des Comores, a conduit les autorités sanitaires à renforcer leur niveau de vigilance. Cette situation a installé un climat d’alerte, poussant les institutions concernées à anticiper toute éventuelle contamination sur le territoire national.
Selon les informations disponibles, une cellule de crise conjointe aurait été mise en place, associant le ministère de la santé et le secrétariat général du gouvernement (SGG). L’objectif est d’anticiper les risques, de coordonner les actions et de renforcer la surveillance épidémiologique, en particulier aux points d’entrée du pays. Dans ce contexte, la collaboration entre les autorités et les partenaires du secteur de la santé est jugée essentielle.
Le responsable national du Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP), rattaché à la Direction de la lutte contre la maladie (DLM), le Dr Ibrahim Houmadi, a confirmé la mise en place d’un comité chargé de suivre l’évolution de la situation. À l’issue d’une réunion tenue le mercredi 31 décembre, des mesures préventives auraient été arrêtées afin de réduire les risques d’introduction et de propagation du virus aux Comores.
Parmi ces mesures figure le renforcement des contrôles sanitaires dans les aéroports et les ports, notamment pour les voyageurs en provenance de Madagascar. Des tests de dépistage devraient être mis en place aux points d’entrée, tandis qu’un laboratoire de santé publique serait en cours de préparation pour assurer la détection et la confirmation des cas suspects de Mpox. « Une cellule de crise a été mise en place pour renforcer la surveillance face à cette menace. Nous avons également prévu d’intensifier les contrôles aux points d’entrée et d’introduire des tests rapides de dépistage dans les aéroports et les ports. Nos partenaires du secteur de la santé ont déjà été alertés afin que nous soyons prêts à faire face à toute éventualité », a expliqué le Dr Ibrahim Houmadi lors d’un entretien téléphonique.
Il a également souligné l’importance de la coopération régionale : « Nous comptons travailler en étroite collaboration avec les autorités malgaches afin de disposer d’informations en temps réel sur l’évolution de la situation. Cela nous permettra de réagir rapidement si nécessaire. »
La variole du singe se transmet principalement par contact direct avec les lésions cutanées, les fluides corporels ou les gouttelettes respiratoires d’une personne infectée. Pour limiter les risques, les autorités sanitaires recommandent l’adoption de gestes de prévention simples mais efficaces : lavage régulier des mains, limitation des contacts rapprochés avec des personnes présentant des lésions suspectes et vigilance face aux symptômes évocateurs.
Parmi les signes cliniques à surveiller figurent la fièvre, les maux de tête, le gonflement des ganglions lymphatiques, suivis d’une éruption cutanée caractéristique.
À ce stade, aucune communication officielle n’a encore été diffusée par le ministère de la Santé à l’échelle nationale. Toutefois, le Dr Ibrahim Houmadi précise que des points de presse pourraient être organisés si la situation l’exige, afin de fournir des informations fiables et des consignes claires à la population. En l’absence de communication formelle, les rumeurs et l’inquiétude commencent toutefois à se propager, soulignant l’importance d’une information rapide, transparente et régulière pour prévenir toute panique inutile.
Hamdi Abdillahi Rahilie (stagiaire)
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC