Au cœur de la crise du centre hospitalier universitaire El Maarouf, Khadidja (nom d’emprunt) a « retrouvé l’espoir et le calme ». Selon elle, face à une grossesse extra utérine, Docteur Madi Soilihi Rahia a choisi la prudence plutôt qu’une chirurgie risquée. Elle garde le souvenir d’une praticienne attentive, humaine et profondément engagée. Celle qui est décrit comme une femme de science et de cœur par ses collègues, docteur Rahia rappelle que l’excellence médicale existe bel et bien chez nous.
L’intervention récente de la gynécologue obstétricienne, formée à l’université d’Antananarivo, Madagascar puis spécialisée en Tanzanie dans la prestigieuse Muhimbili University Hospital face à une grossesse extra‑utérine illustre cette efficacité. « Une grossesse extra‑utérine survient lorsque l’embryon s’implante en dehors de la cavité utérine, le plus souvent dans une trompe. C’est une situation délicate, car elle peut mettre en danger la vie de la patiente », explique‑t‑elle. Dans ce cas précis, les examens révélaient une évolution particulière mais non plus alarmante. Plutôt que de céder à la précipitation comme beaucoup de ses collègues, elle a choisi la voie de l’observation. « La prudence s’imposait. Chaque patiente est unique et chaque grossesse évolue différemment », souligne‑t‑elle. Cette décision a permis d’éviter une intervention risquée : « L’intervention aurait pu être plus dommageable que bénéfique », insiste la gynécologue.
Du côté de la patiente, le souvenir reste vif. « J’ai été admise après des douleurs et un premier test de grossesse positif à la maison. Après l’échographie, quand on m’a parlé d’une opération, j’ai été envahie par la peur. Je pensais à ma santé, à l’avenir, et surtout à la possibilité de ne plus pouvoir avoir d’enfants », confie‑t‑elle. Dans ce moment d’angoisse, l’accompagnement du médecin a été convaincant : « On a tendance à prôner l’appartenance sociale d’une personne ; mais à son arrivée, la Docteure Rahia a pris le temps de m’expliquer calmement ce qui se passait. Elle m’a rassurée, m’a parlée des différentes options et m’a fait sentir que je n’étais pas seule sans connaitre mes origines. » Le soulagement fut immense lorsqu’elle apprit que la chirurgie pouvait être évitée : « C’était comme si un poids énorme venait de tomber. J’ai retrouvé l’espoir et le calme ». Ce qui l’a le plus marquée, c’est l’humanité de la thérapeute. « Elle ne s’est pas pressée, elle a observé, analysé, et surtout elle a parlé avec mon mari et mes grands frères avec constance. »
Dans un hôpital souvent pointé du doigt pour ses grèves à répétition et son manque de matériels, l’attitude du Docteure Rahia rappelle que l’excellence médicale n’est pas une aberration mais une réalité. Son geste démontre que, derrière les difficultés structurelles, des médecins continuent de travailler avec rigueur et dévouement. « Parfois j’ai du mal à comprendre les inquiétudes des familles, mais je veux leur dire que derrière cette image, il y a des soignants qui agissent avec conscience professionnelle. Notre priorité reste la santé et la sécurité des patients », affirme‑t‑elle. Son nom s’impose comme celui d’une praticienne dont la vigilance et le professionnalisme sauvent des vies.
Aticki Ahmed Ismael
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