Aux Comores, le calendrier vaccinal national, aligné sur les recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé et de l'UNICEF, vise à garantir à chaque enfant un accès équitable à des vaccins sûrs, efficaces et gratuits. Cet article a pour ambition d’informer, d’expliquer et de sensibiliser sur les enjeux de la vaccination, tout en renforçant la confiance.
La vaccination est l'un des moyens les plus efficaces pour prévenir les maladies évitables et réduire la mortalité infantile. Tous les vaccins utilisés aux Comores, tels que le BCG, la polio, le pentavalent, le RR, la vitamine A et le Gardasil 4, sont préqualifiés par l'OMS et soumis à un suivi rigoureux. Le calendrier vaccinal est aligné sur les recommandations de l'OMS, qui préconise une vaccination précoce, complète et administrée aux âges recommandés afin de protéger les enfants durant les périodes de plus grande vulnérabilité. Dès la naissance et jusqu'à 28 jours, les nouveau-nés reçoivent les vaccins BCG et polio, essentiels pour prévenir la tuberculose grave de l'enfant et interrompre la transmission de la poliomyélite. Entre 1 et 3 mois, l'enfant reçoit trois doses du vaccin pentavalent, associées à la vaccination contre la polio.
À savoir que la rougeole demeure l'une des maladies les plus contagieuses au monde. Pour interrompre durablement sa transmission, l'OMS et l'UNICEF recommandent le maintien d'une immunité collective supérieure à 90 %. Dans notre pays, une campagne de suivi tous les deux ans cible tous les enfants de 0 à 59 mois. Aussi, l'UNICEF recommande la supplémentation systématique en vitamine A chez les enfants de 6 à 59 mois, car cette intervention réduit significativement la mortalité infantile, améliore la vision et renforce le système immunitaire.
Récemment, les Comores ont introduit la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) chez les filles âgées de 9 à 14 ans. Le vaccin utilisé est Gardasil 4, un vaccin préqualifié par l'OMS, qui protège contre quatre types de HPV, et est considéré comme un levier central pour atteindre l’objectif mondial d’élimination du cancer du col de l’utérus. Également, la vaccination tétanos-diphtérie (Td) chez les filles, les mères et les femmes en âge de procréer est fortement recommandée par l’OMS pour éliminer le tétanos maternel et néonatal, encore responsable de décès évitables. C'est ainsi que l'OMS et l'UNICEF recommandent ensemble une mobilisation communautaire forte pour encourager la vaccination. Par ailleurs, les leaders locaux, religieux et traditionnels, les écoles et les associations locales doivent jouer un rôle clé dans la sensibilisation et l'éducation sanitaire.
Pour finir, nous rappelons que la vaccination est un droit fondamental de chaque enfant et un investissement sûr pour l'avenir. Elle protège l'enfant aujourd'hui, renforce la santé des familles et contribue à la résilience sanitaire de la nation. Hélas, malgré la gratuité et la disponibilité des vaccins dans les structures publiques, plusieurs obstacles persistent : éloignement géographique, retards de consultation, perte du carnet vaccinal, désinformation et rumeurs. Il est essentiel de conserver le carnet de vaccination et de respecter les rendez-vous programmés pour garantir la protection de chaque enfant.
Hamdi Abdillahi Rahilie (stagiaire)
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