Alors que le ministre de la Santé a officiellement annoncé, ce vendredi 23 janvier, la présence de la MPOX aux Comores, l’île de Mohéli anticipe la riposte en misant sur la formation des agents de santé communautaire. Un dispositif de première ligne destiné à renforcer la surveillance épidémiologique, la sensibilisation des populations et la détection précoce des cas.
À Mohéli, la riposte sanitaire face à la MPOX s’organise au plus près des communautés. Dans un contexte marqué par l’annonce officielle de la présence de cette maladie aux Comores, faite ce vendredi 23 janvier par le ministre de la Santé, des agents de santé communautaire viennent de bénéficier d’une formation ciblée visant à renforcer la surveillance et la prévention des maladies émergentes. Organisée sur deux jours, du jeudi 22 au vendredi 23 janvier, cette session de formation a été financée par l’UNICEF et mise en œuvre à travers le Croissant-Rouge Comorien. Elle a permis de renforcer les capacités des participants en communication pour la santé et en Stratégie de Changement Social et Comportemental (SBC), un levier essentiel pour faire évoluer les pratiques sanitaires au sein des communautés.
L’objectif de cette initiative est de favoriser une détection rapide des épidémies, d’améliorer la circulation de l’information entre les populations et les structures sanitaires, et d’encourager l’adoption de comportements favorables à la santé. Une attention particulière a été accordée à la MPOX, une maladie encore peu connue du grand public, mais désormais présente sur le territoire national. À travers cette formation, les agents de santé communautaire sont désormais mieux outillés pour reconnaître les signes précoces de la MPOX, déclencher les alertes sanitaires, assurer le relais avec les services de santé et mener des actions de sensibilisation auprès des familles. Cette approche vise à placer les communautés au cœur de la surveillance épidémiologique, notamment face aux maladies sensibles aux variations climatiques.
Pour Rehema Farid, agent de santé communautaire, cette formation marque un tournant : « Je comprends mieux comment informer les familles sur les risques liés au climat et détecter rapidement les signes d’une épidémie. Je me sens maintenant prête à agir pour protéger ma communauté », confie-t-elle. Même satisfaction du côté des autorités sanitaires. Tasmia Mohamed, responsable de la communication à la Direction régionale de la Santé à Mohéli, souligne que « cette initiative renforce les compétences des participants dans la conception et la mise en œuvre des approches SBC, afin d’améliorer durablement les comportements individuels et collectifs ». Grâce à cette mobilisation, les agents de santé communautaire s’imposent comme des relais essentiels entre les populations et le système de santé. Un maillon stratégique pour renforcer la résilience sanitaire locale et protéger les communautés face aux maladies émergentes, aux effets du changement climatique et, désormais, à la menace de la MPOX.
Riwad
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