La Gazette

des Comores

Paludisme 360 morts d’ici décembre si rien n’est fait

Paludisme 360 morts d’ici décembre si rien n’est fait © : HZK-LGDC

Dans un point de presse, la direction générale de la santé et la commissaire à la santé de Ngazidja ont dressé un constat alarmant sur l’épidémie de paludisme qui sévit aux Comores. Si d’ici décembre 2018 rien n’est fait, 360 personnes mourront du paludisme à Ngazidja. La vigilance est donc de mise à en croire les conférenciers qui appellent la population à suivre scrupuleusement les consignes des médecins.


Réduire à zéro, les cas de transmission autochtone d’ici 2021, c’est l’objectif que s’est donné le pays pour éradiquer le paludisme. Seulement, les dernières révélations de la direction générale de la Santé font état d’une situation alarmante, principalement à Ngazidja.

Selon les prévisions faites par la direction générale de lutte contre le paludisme, 200 cas de paludisme étaient attendus en janvier 2018. Cependant, le nombre de transmission recensé a atteint les 500 cas en ce début d’année rien qu’à Ngazidja.

« La situation est de plus en plus catastrophique notamment à Ngazidja où le nombre de cas augmente chaque mois », révèle le directeur général de la santé, Aboubacar Saïd Anli. Dans une conférence de presse, il assure que les Comores sont passées de 103.670 cas de paludisme en 2010 à 5.000 cas en 2017.

« De même qu’on est passé de 53 à 3 décès dû au paludisme dans la même période », dit-il lors de sa présentation de la situation épidémiologique, en Union des Comores. 

Aboubacar Said Anlia a dit constater une absence de cas dans les îles de Ndzouani et Mwali alors que le nombre de transmissions continue d’augmenter à Ngazidja. « Si nous n’optons pas pour un changement de comportement, en décembre 2018, nous aurons 366 décès dus au paludisme », a déploré Maissara Adam, la commissaire à la Santé de Ngazidja.

Selon elle, d’après les études faites, à Ngazidja on trouvera en moyenne 1 moustique dans une maison contre 5 à 10 dans les autres îles. Mais l’ironie du sort, c’est à Ngazidja où il y’a le plus de cas de paludisme, ceci parce qu’on n’applique pas les mesures nécessaires pour l’élimination du paludisme. Maissara Adam propose donc qu’il y ait une intensification des prélèvements de masse et une sensibilisation intense sur l’utilisation des moustiquaires.

« Un grand rassemblement pour tous les directeurs, médecins chefs et autres professionnels de tous les centres de santé et districts de Ngazidja est nécessaire pour étudier les voies et moyens d’éradiquer ce fléau », a dit la commissaire qui songe à installer des centres de contrôle dans les ports de Ngazidja.

« Nous pourrons ainsi contrôler les migrants respectifs dans les îles sœurs », a dit celle qui compte établir un recensement des gites larvaires. D’après les autorités compétentes, pour des Comores émergentes sans paludisme, il faut mettre à la disposition de la population comorienne les meilleures interventions de lutte contre le paludisme en assurant l’équité, l’accessibilité, l’efficacité, la disponibilité et la qualité des interventions pour l’éliminer.

 

Ibnou M. Abdou

 


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