Le Comité de pilotage conjoint s'est réuni ce mercredi 17 décembre à Itsandra pour dresser le bilan du Projet d’Appui à l’Assurance Maladie Généralisée (PAAMG). Avec un financement de 16 millions d’euros de l’AFD et une contribution étatique de 375 millions KMF pour 2025, le projet entre dans une phase cruciale.
Mercredi 17 décembre dernier, les acteurs majeurs de la santé aux Comores se sont réunis à Itsandra pour faire le point sur les progrès du PAAMG. Ce projet ambitieux, financé par l’Agence Française de Développement (AFD) à hauteur de 16 millions d’euros, vise à garantir un accès équitable aux soins pour tous les Comoriens, en particulier les plus vulnérables. L'Assurance maladie généralisée (AMG) n’est plus un simple concept, mais une réalité en marche. À ce jour, la phase pilote couvre sept districts sanitaires répartis sur les trois îles (Mwali, Ndzouani et Ngazidja), bénéficiant à plus de 323 000 personnes. Les chiffres sont prometteurs : 53,11% des ménages pré-affiliés ont déjà adhéré au système, représentant environ 92 715 bénéficiaires directs.
L’objectif affiché par les autorités est clair : atteindre une couverture universelle d'ici 2030.
Lors de son allocution, l’ambassadeur de France en Union des Comores, Etienne Chapon, a souligné la portée historique de cette initiative : « C’est une transformation majeure pour le système de santé comorien en 2025. Ce projet prioritaire est un exemple fort fondé sur la confiance mutuelle entre nos deux pays. Ensemble, nous devons poursuivre nos efforts pour aboutir à une protection durable et réelle pour chaque famille comorienne ». Pour soutenir cette dynamique, l’État comorien a mobilisé une quote-part de 375 millions de francs comoriens pour l’année 2025, complétant les investissements massifs des partenaires internationaux. Le déploiement de l’AMG s'appuie sur une infrastructure solide. On compte désormais 68 structures conventionnées à travers l’archipel : 46 structures sanitaires publiques, 12 pharmacies, 10 laboratoires et centres d'imagerie. La gestion du système repose sur des piliers stratégiques tels que l'affiliation des membres, le système d'information, la convention d'achat de soins et la gestion financière et comptable.
Le ministre de la Santé et de la Protection Sociale, Ahamada Sidi Nahouda, a identifié trois conditions essentielles pour la pérennité du projet : la cohérence de l’alignement, la rigueur dans la mise en œuvre et l’appropriation nationale. De son côté, le directeur de l'AFD, Thierry Liabastre, a lancé un appel à la mobilisation citoyenne : « L'adhésion reste l'élément clé. Sans elle, le projet sera vain. Il faut un effort collectif pour encourager les citoyens à adhérer, car c’est seulement ainsi que nous ferons de ce projet une réalité durable ». En parallèle, le projet ODS (Offre de Soins) continue de renforcer la qualité des soins hospitaliers, la formation des ressources humaines et la gouvernance globale du système de santé, assurant ainsi que l'assurance maladie repose sur des services de santé performants.
El-Aniou Fatima (Stagiaire)
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC