Suite au rappel, le 23 février dernier, de 27 lots de Doliprane 2,4% suspension buvable par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), en raison d’un défaut des pipettes doseuses pouvant entraîner un risque de surdosage chez les enfants, l’Agence nationale des médicaments et des évacuations sanitaires (ANAMEV) est sortie de son silence le mercredi 4 mars 2026 aux Comores. Elle appelle la population à la prudence et invite les détenteurs des lots concernés à se rapprocher de leurs pharmaciens.
Comme attendu, l’ANAMEV a apporté des éclaircissements essentiels à la presse, le 4 mars dernier. Rappelons que l’ANSM avait procédé, dès le 23 février, au rappel de 27 lots de ce médicament très utilisé chez les enfants, en raison d’un défaut potentiellement grave des pipettes doseuses. Le risqueserait un surdosage en paracétamol, aux conséquences potentiellement lourdes pour les nourrissons et les jeunes enfants pesant entre 3 et 26 kg. Une situation alarmante qui a suscité de vives inquiétudes. L’objectif affiché est d’assurer une information sécuritaire transparente et proactive, conformément au rôle de l’agence chargée de la sécurité sanitaire. Le Dr AssoumaniMohamed, chef du service de la réglementation pharmaceutique, a pris la parole afin d’apporter des précisions essentielles, insistant sur la nécessité d’adopter une approche mesurée face à cette situation.
Le communiqué diffusé lors de l’intervention confirme que certains lots de Doliprane 2,4% suspension buvable sont effectivement concernés par un « défaut de qualité affectant les pipettes ». Le problème réside dans l’effacement des graduations après un lavage à l’eau chaude ou tiède, rendant le dosage imprécis. Toutefois, un point crucial a été souligné par le Dr Assoumani Mohamed : « La qualité intrinsèque du produit reste tout à fait conforme. » Autrement dit, le principe actif du médicament n’est pas altéré ; seul l’outil de mesure présente une défaillance.
Face à cette situation, et afin « d’éviter un risque de pénurie pouvant résulter d’un retrait total du médicament au niveau de la chaîne d’approvisionnement comorienne », l’ANAMEV a opté pour une approche pragmatique. Elle invite les personnes en possession des lots concernés à se rapprocher de leur pharmacien d’officine pour obtenir des informations complémentaires. « Un dispositif est déjà mis en place à leur niveau pour assurer votre sécurité », a rassuré le chef du service de la réglementation pharmaceutique. Par ailleurs, l’agence a tenu à mettre en garde. « Il est formellement interdit de se procurer des médicaments en dehors de la chaîne de distribution régulière, à savoir les officines privées, les pharmacies hospitalières et les points de cession d’OCOPHARMA. » Un rappel nécessaire pour garantir la traçabilité et la conformité des produits pharmaceutiques. En cette période de rappel, la vigilance reste de mise pour les parents comme pour les professionnels de santé, afin de garantir la sécurité et le bien-être des enfants.
Encadré :
La liste des lots spécifiques concernés par ce défaut de pipettes, ainsi que leurs dates d’expiration, a également été communiquée : LOM (EXP 08/2027) ; LO5 (EXP 08/2027) ; L036 (EXP 08/2027) ; L087 (EXP 09/2027) ; LO38 (EXP 08/2027) ; LO38 LO33 (EXP 08/2027) ; L35 (EXP 08/2027) ; L036 (EXP 08/2027) ; L037 (EXP 09/2027) ; LO38 (EXP 09/2027) ; LO039 (EXP 09/2027) ; LO039 (EXP 09/2027) ; LO40 (EXP 09/2027) ; LO41 (EXP 09/2027) ; LO42 (EXP 09/2027) ; LO43 (EXP 09/2027) ; LO44 (EXP 09/2027) ; L045 (EXP 09/2027) ; LO46 (EXP 09/2027) ; LO47 (EXP 09/2027) ; LO48 (EXP 09/2027) ; L049 (EXP 09/2027) ; LO50 (EXP 10/2027) ; LO51 (EXP 10/2027) ; LO53 (EXP 10/2027) ; LO54 (EXP 10/2027) ; LO55 (EXP 10/2027) ; LO56 (EXP 10/2027) ; LO57 (EXP 10/2027) ; LO58 (EXP 10/2027).
Hamdi Abdillahi Rahilie
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