Le ministère de la santé avec l'ANAMEV (agence nationale des médicaments et des évacuations sanitaires) en collaboration avec l'organisation mondiale de la santé, sont à pied d’œuvre pour mettre à jour la liste des médicaments essentiels utilisés en Union des Comores. Les personnels de santé et les pharmacologues étaient réunis ce vendredi à Fomboni pour un atelier de concertation à ce sujet.
Un atelier de vulgarisation de la liste nationale des médicaments essentiels en Union des Comores s'est tenu dans les locaux de la production à Fomboni Mohéli. Organisé par le ministère de la santé en collaboration avec l'organisation mondiale de la santé et l'ANAMEV, cet atelier avait comme objectif de mettre à jour et vulgariser la liste des médicaments de base dans l'ensemble des îles en vue de sécuriser leur accès mais surtout de lutter contre la pénurie.
Selon les intervenants, chaque pays doit réviser sa liste des médicaments essentiels tous les deux ans puisque les médicaments comme les pathologies peuvent aussi changer. « Dans notre pays, il y'a plusieurs spécialistes dans différents domaines sanitaires qui retournent au pays après des longues années d'études à l’extérieur. Donc il faut qu’ils arrivent à avoir les médicaments qu'il faut pour la prise en charge effective de leurs patients », indique Dr Ahamada Said Fazul, le directeur général de l'ANAMEV.
Selon lui, plusieurs résultats sont attendus lors de la vulgarisation de cette liste médicale. Premièrement, le patient virtuel sera rassuré que tous les pathologies qui existent dans le pays seront prises en considération. À l’en croire les médicaments inscrits dans cette liste essentielle seront moins chères. « Cette responsabilité incombe à l'Occopharma puisque c’est lui qui sera obligé de les commander, et les rendre disponible dans toutes les structures sanitaires du pays afin que chaque patient qui a une pathologies puisse trouver le traitement adéquat », précise Dr Fazul.
Quant à Mohéli, malgré les efforts déployés au niveau du ministère de la santé avec ses partenaires en matière de conservation des médicaments, Mohéli est malheureusement loin d’être un exemple. « Deux pharmacies seulement répondent aux normes pour une pharmacie digne de ce nom », fait remarquer le DG de l'ANAMEV avant de poursuivre que « le ministère de la santé reconnait deux pharmacies seulement à Mohéli dont la conservation de médicaments est optimal ». « Les structures pour le dépôt des médicaments est un dossier que nous allons examiner », conclut-il.
Riwad
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