À Mohéli, le Croissant-Rouge comorien renforce son engagement en faveur de la protection des personnes vulnérables en multipliant les actions de sensibilisation contre les violences basées sur le genre. À travers des séances d’échange et d’information menées au cœur des communautés, l’organisation entend briser le silence, prévenir les abus et promouvoir une culture de respect et de dignité pour tous.
Dans le cadre de ses missions humanitaires, le Croissant-Rouge comorien, en partenariat avec le service d’écoute, a organisé sur l’île de Mohéli une série de séances de sensibilisation dédiées à la prévention et à la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). Ces activités s’inscrivent dans une démarche globale visant à protéger les populations les plus exposées et à renforcer la cohésion sociale. Les rencontres ont permis aux participants de mieux appréhender les différentes formes de violences basées sur le genre — physiques, psychologiques, sexuelles et économiques — ainsi que leurs lourdes conséquences sur la santé, la vie sociale et l’équilibre psychologique des victimes. Les animateurs ont également mis l’accent sur les dispositifs existants de prévention, de signalement et de prise en charge, en informant les communautés sur les services d’assistance et d’écoute disponibles.
Pour Inoussa Saïd Ali, animateur au sein du Croissant-Rouge comorien, ces séances répondent à une urgence sociale souvent tue. « Trop souvent, les victimes gardent le silence par peur, par honte ou par méconnaissance de leurs droits. Notre objectif est de lever ce tabou et de montrer qu’il existe des structures capables d’écouter, d’accompagner et de protéger », explique-t-il. Au-delà de l’information, les échanges ont abordé les causes sociales et culturelles des violences basées sur le genre, encourageant une remise en question collective. Le dialogue, le respect mutuel et la responsabilité individuelle ont été présentés comme des piliers essentiels pour prévenir durablement ces violences. Une attention particulière a été portée à la protection de la dignité et de la confidentialité des personnes concernées, condition indispensable pour favoriser le signalement des cas.
Les témoignages recueillis illustrent l’impact concret de ces actions. « Avant ces séances, je ne savais pas vers qui me tourner ni quels étaient mes droits. Aujourd’hui, je me sens plus forte et plus confiante pour demander de l’aide », confie Amina, participante à Miremani. Menées dans plusieurs localités de Mohéli, notamment Ouallah 1 et 2, Miremani, Ndrondroni et Ndremeyani, ces activités ont mobilisé femmes, hommes et jeunes. À travers cette initiative, le Croissant-Rouge comorien réaffirme sa volonté de renforcer la résilience des communautés et de favoriser un changement durable des mentalités face aux violences basées sur le genre, pour une société plus sûre, inclusive et respectueuse des droits humains.
Riwad
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