La Gazette

des Comores

Agriculture : Les pesticides dans le viseur de l’INRAPE

Agriculture : Les pesticides dans le viseur de l’INRAPE © : HZK-LGDC

L'Institut National de Recherche pour l'Agriculture, la Pêche et l'Environnement (INRAPE) a tenu hier 19 janvier un atelier au ministère de l'environnement, dans le cadre d'une concertation multi-acteurs pour définir les priorités de recherche pour l'avenir de l'agriculture, la pêche et l'agro-transformation aux Comores.


Trois points ont été étudié lors de l'atelier. Ils portaient sur l’identification des sujets de recherche qui sont les plus importants pour résoudre les problèmes et relever les défis actuels dans ces secteurs. Classer ces sujets par ordre de priorité, en fonction de leur importance et de leur impact potentiel. Et troisièmement, faire cela de manière collaborative, en impliquant tous les participants, pour s'assurer que les priorités reflètent les besoins réels du terrain. Devant la presse, le directeur de l'INRAPE, Abdou Azali Hamza, a expliqué que ressembler les acteurs clés dans l'agriculture, la pêche [....] est un moyen sûr de pouvoir trouver ensemble une solution durable, fiable et économique pour tous. « Nous avons choisi de nous unir tous ensemble pour étudier les axes prioritaires pour l'avenir et améliorer notre agriculture, pêche et l'agro-transformation car les agriculteurs et éleveurs sont les plus touchés directement. Ensemble, nous pourrions trouver une solution à ce fléau et éviter le pire » a-t-il avancé.

 

Les participants ont mis en avant la nécessité de renforcer la production animale et de mettre en place une stratégie de prévention et de contrôle des maladies animales et zoonotiques, notamment en renforçant la protection, la collaboration multi-secteurs et la prévention des zoonoses dès l'élevage jusqu'à nos assiettes. Mais également sur la production et surveillance agricole. Dans son allocution Dr. Issa M'ze Hassani du département production et santé végétale, a expliqué les dangers des pesticides dans les légumes comoriens, qui contiennent jusqu'à 50 fois plus de résidus que la norme (tomate, chou, aubergine...). Les agriculteurs utilisent ces produits pour lutter contre les pestes invasives, arrivées via les importations alimentaires. « Malheureusement ces pesticides arrivent jusqu'à nos assiettes », regrette-t-il. Il appelle à renforcer les contrôles aux frontières et à mettre en place un réseau de veille phytosanitaire pour le bien de notre santé à tous.

 

Au terme des débats, Dr Abdillah M'saidé, président de la chambre d'agriculture, accuse les agents de l'INRAPE de laisser passer les pesticides dans les ports, malgré les dangers pour la santé. Il interpelle le ministre de l'environnement et de l'agriculture, ainsi que le directeur de l'INRAPE, sur la circulation de faux certificats et l'inertie des agents au port de Moroni. « A vous directeur de l'INRAPE de trouver la solution et de mettre fin à ce fléau », a-t-il déclaré.

 

El-Aniou Fatima (stagiaire)

 


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