Le ministre des finances et le responsable de l'entreprise China Shenyang International Economic & Technical Cooperation Corporation Limited ont procédé hier mercredi à la signature du contrat pour la construction du Centre hospitalier universitaire national El-Maarouf. D'un coût de près de 27 milliards fc, le chantier devrait être livré dans 36 mois.
Les choses se précisent pour la construction du Centre hospitalier universitaire national El-Maarouf, l'un des projets phares du quinquennat du président Azali Assoumani. Après l'appel d'offre remporté par l'entreprise chinoise, China Shenyang International Economic & Technical Cooperation Corporation Limited (Csyic), le gouvernement comorien par l'entremise du ministre des finances et le responsable de la compagnie chinoise ont procédé à la signature du contrat de construction.
« Nous sommes venus aujourd'hui signer le contrat de la construction du nouvel hôpital El Maarouf. L'initiative est louable, parce que je ne vous apprends rien, que sans un bon système de santé il n’y a point de développement. Il est évident que l'on ait un œil particulier sur notre hôpital de référence », a déclaré le ministre des finances en marge de la cérémonie qui s'est déroulée au palais de Beit-Salam. « Depuis l'annonce de ce projet, beaucoup d'eau a coulé sous le pont. Mais l'essentiel c'est de savoir que l'initiative est en marche. Ce qui fait qu'aujourd'hui nous sommes venus procéder à cette signature », a-t-il ajouté.
Le contrat est d'un coût évalué à 26,90 milliards fc toutes taxes comprises. « Les travaux vont durer pratiquement 36 mois et à l'intérieur, il y aura les échéances qui vont se poursuivre », a-t-il fait savoir. « A noter que c'est l'État lui même qui est le premier bailleur de fonds du projet. Il faut comprendre que le projet verra le jour grâce au contribuable comorien. Le président a voulu lancer un message très fort pour que le comorien puisse comprendre qu'il a fortement contribué à la construction de ce nouvel hôpital. Et qu'aujourd'hui, il soit en mesure de voir que les impôts qu'il paie servent, hier à électrifier son pays, aujourd'hui à la construction des routes et des hôpitaux », a-t-il précisé. Et de poursuivre : « ce n'est pas possible que l'on croise les bras et attendre que les autres construisent notre pays à notre place. Certes nous demanderons du soutien, mais il faut que de notre coté, on soit en mesure de contribuer en premier ».
A la question de savoir si le gouvernement a su mobiliser les fonds nécessaires pouvant assurer le chantier, l'argentier de l’Etat ne se fait pas prier. « Est-ce que vous croyez qu'un pays qui se respecte, peut lancer un appel d'offre pour recruter une entreprise étrangère pour faire au final de la farce. A partir du moment où on a signé ces contrats, les fonds sont disponibles et il n'y a pas de crainte là dessus ».
Avant de conclure : « je comprends bien que ces questions qu'on me pose, sont l'expression des ouïs dire qui circulent ici et là. Mais aussi par le traumatisme des ruines de l'hôtel Galawa. Mais qu'on me le dise, quel est le seul projet que nous avons signé et qu'on a finalement abandonné ? ». Les travaux vont débuter techniquement deux mois après une période de mobilisation de l'entreprise, selon Moussa Dada, le Conseiller du chef de l'État pour les infrastructures.
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